Les avis de la banque Barclays et l’OCDE divergent quant à la croissance économique de la zone euro

Signe au-dessus de l'entrée d'une succursale de la Barclays Bank à Knightsbridge Londres.

En dépit du rebond de l’épidémie du covid-19 sur le vieux continent, l’OCDE se montre optimiste quant à l’évolution économique de la zone euro, en témoigne ses prévisions pour cette année et pour 2022. Mais la banque Barclays n’est pas du même avis et prévoit une reprise économique retardée et plus modeste.

Face au rebond de la pandémie du covid-19 et à la crise socioéconomique qui en découle, bon nombre de sociétaires envisagent de changer de banque, car ils craignent que leur établissement bancaire actuel ne puisse pas résister aux retombées de nouvelle vague de contaminations. Il faut dire que les avis des analystes financiers divergent quant aux conséquences économiques de cette crise sanitaire.

Pour sa part, la banque Barclays a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la zone euro, tandis que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a révisé à la hausse les leurs. On fait le point sur ces prévisions.

Une reprise plus lente et plus modeste

Initialement, les prévisions de croissance de la banque Barclays étaient de 3,9 % pour 2021 et de 5,3 % pour 2022. Mais compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire, l’enseigne bancaire britannique a revu à la baisse ses prévisions pour 2022, le taux de croissance est ainsi passé de 5,3 % à 4,3 %, comme on peut voir dans une note publiée en début de semaine. À la banque basée à Londres d’expliquer :

Nous nous attendons à une reprise économique retardée et plus modeste, en raison des récents développements épidémiologiques négatifs et de leur effet cicatrisant potentiel. Nos prévisions révisées de croissance annuelle du PIB en lecture sont de 3,9 % en 2021 et de 4,3 % en 2022.

Dans cette même note, le groupe Barclays a rajouté que compte tenu de ce rebond de la pandémie du covid-19, les gouvernements européens vont sans doute renforcer les mesures de restriction, ce qui devrait se traduire par une levée tardive de ces mesures. La banque estime que ces dispositifs de restriction ne devraient pas être levés avant la fin du deuxième trimestre. Cela aura pour conséquence une baisse de la demande intérieure et donc des importations. D’où la diminution de leur prévision pour 2022.

L’OCDE, plus optimiste

De son côté, l’OCDE a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale. À l’échelle mondiale, elle estimait en décembre que l’économie allait évoluer de 4,2 % cette année et 3,7 % l’an prochain. Désormais, l’OCDE prévoit une croissance respective de 5,6 % et de 4 %.

L’organisation indique cependant que ces évolutions dépendent de nombreux facteurs, notamment le rythme de la campagne de vaccination dans les différents pays du monde et des effets des nouveaux variants du covid-19. Elle a rajouté que le PIB mondial devrait retrouver son niveau d’avant la crise sanitaire d’ici le début du deuxième semestre 2021.

Mais pour que cela se concrétise, l’OCDE estime que :

La première priorité politique est de veiller à ce que toutes les ressources nécessaires soient utilisées pour produire et déployer complètement les vaccinations le plus rapidement possible.

Concernant la zone euro, l’OCDE s’attend à une croissance économique à hauteur de 3,9 % en 2021 et 3,8 % en 2022, contre de précédentes prévisions s’estimant respectivement à 3,6 % et 3,3 %.

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