Les têtes continuent de tomber au Credit Suisse à la suite des scandales Archegos et Greensill

Siège de la banque Credit Suisse à Londres, quai des Canaries

Le spécialiste du redressement bancaire, António Horta-Osório, a été nommé au poste de président du conseil d’administration de Crédit Suisse. Il arrive pour relancer la banque helvète qui vient d’essuyer de lourdes pertes à cause des scandales Greensill et Archegos. À ce nouveau PCA d’annoncer que la gestion des risques va être le chantier prioritaire de l’enseigne helvétique.

Seulement quelques semaines après la faillite de Greensill, auquel le Credit Suisse avait accordé un prêt conséquent, la banque helvète a de nouveau essuyé de lourdes pertes à cause de la débâcle du fonds Archegos. Cette dernière aurait entrainé des déficits se montant à 4,5 milliards d’euros pour le Credit Suisse. Suite à ces deux scandales, ses actionnaires ont menacé de changer de banque si le conseil de direction ne subissait pas quelques restructurations.

En vue du redressement de la banque suisse, une élection a été organisée pour désigner son nouveau président du conseil d’administration. António Horta-Osório a remporté les votes, raflant 96,45 % des suffrages.

La gestion des risques comme chantier prioritaire

António Horta-Osório n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, le portugais est bien connu du secteur pour avoir relancé des banques au bord de la faillite. Il a notamment été chargé de redresser la banque britannique Lloyds. Lors de sa nomination au poste de président du conseil d’administration de Credit Suisse, il a annoncé d’emblée que l’objectif principal sera de renforcer la gestion des risques.

Le nouvel élu a également indiqué que le conseil d’administration allait effectuer une évaluation approfondie des options stratégiques de la banque helvète pour ensuite décider d’un plan d’action. Il a rajouté qu’il comptait s’impliquer totalement dans la gestion de la crise.

Concernant le comité de direction du Credit Suisse, le nouveau président du conseil d’administration va maintenir Thomas Gottsein au poste de directeur général, alors que ce dernier avait été tenu comme un des principaux responsables des scandales Greensill et Archegos par les actionnaires. Pour sa part, Thomas Gottstein a indiqué que ces deux affaires l’ont marqué et qu’il allait tout faire pour redresser le Credit Suisse.

À noter qu’à cause de ces deux scandales, le cours du groupe helvète a reculé de près de 27 % depuis le 1er mars.

Des démissions successives

L’assemblée générale des actionnaires s’est déroulée dans le calme en dépit de cette période trouble. À cause des scandales récents, les actionnaires du Credit Suisse ont réclamé la tête de certains membres du comité de direction. Contrairement à Thomas Gottstein, Andreas Gottschling n’est pas passé à travers les mailles du filet. Ce dernier a ainsi présenté sa démission.

Il faut dire qu’Andreas Gottschling était plus sous les feux des critiques. D’ailleurs, les actionnaires de la banque helvète avaient appelé à voter contre sa réélection à la tête du comité de gestion des risques. Sur ce point, la société de conseil Glass Lewis a indiqué que les actionnaires étaient en droit d’attribuer la responsabilité des affaires Greensill et Archegos à ce département stratégique.

La pression exercée par les actionnaires aura ainsi eu raison de l’ex-administrateur de la banque. C’est la première fois qu’un membre du conseil est emporté par la vague de départs. Avant Andreas Gottschling, la directrice des risques, Lara Warmer, le directeur de la banque d’investissement, Brian Chin ainsi que les dirigeants du segment « prime brockerage » avaient également présenté leur démission.

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