De nouvelles dispositions européennes face à la cybercriminalité

Cybercriminalite en action

Les institutions européennes sont déterminées à mettre à l’épreuve les banques pour connaître leur véritable résistance face aux réelles menaces en ligne.

La Commission européenne et l'ABE envisagent de soumettre les banques à des « stress tests » sur la cybersécurité. Suite aux récentes attaques perpétrées en Europe, les tests n’ont jamais été aussi sollicités.

Dans son rapport de décembre 2016, les risques liés aux cyberattaques font désormais partie des matières à réflexion pour ces institutions européennes. Les « stress tests » pourraient bientôt porter sur la vulnérabilité informatique des grands établissements de l'Union, d’après les informations de l’agence de presse Reuters. À l’image des grandes banques victimes des attaques informatiques de grande envergure, l’inquiétude reste vive et accrue pour ces établissements bancaires.

Des tests seront prescrits aux banques européennes pour voir leur résistance face aux cyberattaques. Vers le premier semestre de 2018, l'Autorité Bancaire Européenne (ABE), chargée de l'organisation des tests de résistance, et auxquels seront soumises les banques européennes, devra spécifier les contrôles qu'elle prévoit lors des prochaines vagues de « stress tests ».

Un système informatique toujours vulnérable

Les récentes attaques constituent de sérieuses mises en garde pour les établissements dont le seuil de sécurité informatique n’offre pas toutes les garanties nécessaires pour faire face aux risques.

D’après le Financial Times, la banque Lloyds a été victime durant trois jours d'une attaque informatique de masse. Ses services en ligne ont été considérablement perturbés. La complexité des attaques dépasse largement les capacités des banques à retenir des informations classées confidentielles comme les coordonnées des clients en vue d’une quelconque fraude.

Les pirates pénètrent leurs systèmes internes pour accéder jusqu’au réseau sécurisé de transactions internationales SWIFT. D’autres cas comme la Tesco Bank, évoluant dans la distribution, a été victime d’un braquage, avec près de 20 000 comptes affectés par des retraits frauduleux, pour un montant total de 3 millions d'euros.

Un rapport publié en décembre 2016 par l’ABE signale que les banques européennes sont de plus en plus vulnérables et que les risques deviennent croissants et beaucoup plus menaçants.

Pour des tests de résistance systématiques

Des mesures de renforcement en matière de sécurité informatique ont déjà été mises en place.

Cependant, d’éventuels tests seront programmés par les autorités européennes. Ces nouveaux tests de résistance auront pour conséquence d’empêcher la clôture de compte surtout chez les banques jugées trop vulnérables face à ces menaces.

Dès novembre 2016, un « task force » a été créé par la Commission européenne pour mettre en place et compléter les tests déjà menés par des régulateurs nationaux comme ceux de la Grande-Bretagne.

Partager les informations

Par ailleurs, afin de sécuriser et d’encadrer les outils technologiques déjà en place au sein des banques, d’autres mesures sont prévues. La clôture de compte ne doit pas constituer une fin en soi si une banque apparaîtrait plus vulnérable que d’autres. Le partage d'informations sur ces attaques constitue un élément essentiel pour une meilleure prévention des risques. Une base de données a été constituée par la Banque centrale européenne en 2016. Celle-ci recense les incidents ayant des liens avec la cybercriminalité au sein de l’Union.

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