Des raisons légales expliquent les fermetures massives des comptes bancaires des clients tricolores de N26 ou d’ING

Main d’une femme tenant sa carte de crédit N26 et son smartphone y compris un compte bancaire ouvert.

Depuis quelques jours, les yeux sont rivés sur les néobanques telles que N26 et ING qui n’ont pas arrêté d’attirer les feux des projecteurs pour des raisons liées aux fermetures massives des comptes bancaires de leurs clients y découvrant une décision quelque peu arbitraire. Une situation qui a d’ailleurs suscité l’attention de l’ACPR obligeant les enseignes à y apporter un éclaircissement.

Ces derniers temps, nombreux sont les clients forcés de changer de banque. Simplement parce que tout porte à croire que les établissements financiers se sont donné le mot pour procéder à une opération de nettoyage de leur portefeuille clientèle se manifestant à travers des fermetures massives de comptes bancaires.

Un phénomène particulier qui se fait essentiellement remarquer auprès des néobanques selon les observateurs indiquant que dans le lot, N26 et ING sont les plus récentes à être particulièrement pointées du doigt en multipliant les procédures allant dans ce sens pour des raisons principalement réglementaires.

Une stratégie pénalisant les consommateurs selon l’association France Conso Banque qui a décidé d’adopter une mesure pour rectifier le tir.

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Les clients y voient des clôtures arbitraires

Comme susmentionnés, N26 et ING figurent dans la liste des enseignes bancaires à se lancer dans des fermetures massives de comptes en notant qu’en ce qui concerne la clientèle tricolore, les personnes touchées se comptent à plusieurs centaines.

Soit, autant de clients qui, à travers les réseaux sociaux et les médias, s’accordent à dire que ces clôtures sont arbitraires en notant que dans certains cas, récupérer les fonds déposés sur ces comptes relève d’un vrai parcours du combattant.

Une situation qui n’a pas laissé de marbre France Conso Banque qui a décidé de faire quelque chose en mettant sur pied un collectif qui devrait prendre la défense des concernés en se fixant pour objectif de :

Demander un dédommagement commercial pour le préjudice subi.

À cette association des consommateurs d’expliquer son choix de saisir l’affaire :

D’une façon incroyablement cynique, ING a décidé de déclarer la guerre à ses clients, les plus faibles, les plus vulnérables, les moins rentables.

Motivées par des raisons légales

Il va sans dire qu’en faisant des échos, ces fermetures de comptes ne sont pas passées inaperçues auprès du gendarme du système bancaire tricolore en faisant allusion à l’ACPR qui a récemment demandé des explications à ces néobanques.

Pour ce qui est d’ING France, une telle décision est plutôt liée à la cession de sa banque de détail dans le but d’en faciliter le processus en écartant de la liste certains comptes jugés inactifs ou peu fournis en notant que les fonds déposés ont été remboursés dans l’intégralité.

Un choix de stratégie commerciale ou encore une pratique courante auprès du secteur financier selon un banquier faisant remarquer que :

Ça fait partie du métier.

De son côté, N26 a évoqué d’autres facteurs en mettant l’accent sur la lutte contre la fraude et le blanchiment selon Jérémie Rosselli, un responsable France et Benelux de l’enseigne expliquant que :

Nous sommes une banque, et comme toutes les banques, pour protéger nos clients, nous effectuons des contrôles sur leurs comptes et leurs transactions. Et nous fermons des comptes lorsqu’il y a des soupçons de fraudes et/ou de blanchiment.

Jérémie Rosselli

Ainsi, N26 estime qu’il s’agit d’une procédure légale en notant qu’en ce qui concerne les comptes fermés, 97% des fonds étaient reversés sans délai. Et de préciser que ces clôtures ne sont pas aussi exceptionnelles que la situation actuelle veut bien laisser croire en faisant valoir que :

Le volume de fermetures est proportionnellement plus important d’année en année, car la banque grandit et compte toujours plus de clients.

Jérémie Rosselli

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