Certaines entreprises françaises en activité en Russie pourraient être tentées de se tourner vers une banque locale

Siège social de la banque Unicredit.

En Russie, les entreprises françaises sont pour la majorité clientes de grandes banques internationales à travers des filiales russes. Mais peut-être plus pour longtemps selon l’AFTE estimant que depuis la guerre en Ukraine, ces dernières se sont retrouvées dans une posture les empêchant de mener à bien leurs activités au risque de perdre leur clientèle.

L’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) a récemment fait part d’une nouvelle quelque peu inquiétante concernant la relation entre les entreprises tricolores encore active en Russie et leur banque.

Celles faisant état d’un climat d’incertitude empêchant les opérateurs financiers d’assumer pleinement leur responsabilité vis-à-vis de leurs clients qui n’ont désormais plus d’autres choix que d’envisager l’éventualité d’ouvrir un compte bancaire auprès des opérateurs locaux.

Une situation qui touche principalement les structures clientes de grands établissements internationaux selon l’AFTE indiquant qu’en ces temps de guerre entre le pays et l’Ukraine, ces derniers se sont vite retrouvés entre le marteau et l’enclume.

Les banques étrangères en mauvaise posture

D’après l’AFTE, la guerre en Ukraine a eu des impacts négatifs sur les banques étrangères opérant sur le sol russe à travers leur filiale comme pour le cas d’UniCredit, de Raiffeisen ou encore de Société Générale via Rosbank. Simplement parce que l’Association estime que ces établissements se sont retrouvés entre deux feux :

  • Les sanctions occidentales ciblant la banque centrale russe et les banques de sa juridiction ;
  • Les contre-mesures russes visant les banques étrangères en bloquant les flux internationaux strictement financiers comme les prêts, les versements de dividendes ou les intérêts.

À Daniel Biarneix, président de l’AFTE de préciser concernant ce dernier point :

Ce sont des opérations qui sont la plupart du temps interdites, en raison des contre-mesures russes.

Daniel Biarneix

Pour ces deux raisons, les enseignes concernées se trouvent désormais dans une mauvaise posture les conduisant à faire le choix entre quitter le pays, réduire leur activité ou devenir une enseigne nationalisée.

Les entreprises en payent le prix fort

Toujours d’après l’AFTE, la majorité des entreprises françaises en activité en Russie sont clientes de grandes banques internationales. Une manière pour l’Association de dire que le climat d’incertitude de ces acteurs se fait aussi ressentir auprès de la clientèle qui en paye d’ailleurs le prix fort.

Pour les structures dont l’opérateur financier a fait le choix de plier bagage par exemple, elles n’ont plus d’autres choix que d’ouvrir un compte bancaire auprès d’une banque locale. Le hic, c’est que là encore, trouver celle qui n’est pas soumise aux sanctions relève d’un vrai parcours du combattant comme l’explique Daniel Biarneix :

Aujourd’hui, la majorité des grandes banques russes sont sous sanction, ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas du tout travailler avec elles, car il faut regarder quelles activités sont couvertes par des sanctions, et lesquelles restent possibles.

Daniel Biarneix

Et d’ajouter :

Dans ces banques, on réussit à trouver des établissements non visés, et dont les familles propriétaires ne sont pas non plus visées par les sanctions.

Daniel Biarneix

Ainsi, les chances sont décuplées en se tournant vers ces dernières, mais là encore, le président de l’AFTE a fait savoir que le service est limité aux flux financiers sans donner accès aux crédits. À ce propos, ce responsable a tenu à souligner que la situation est similaire auprès des enseignes ayant décidé de rester dans le pays en réduisant leur activité. D’après cet expert :

Ces filiales de banques ont une attitude extrêmement attentiste, elles se sont mises en mode pause.

Daniel Biarneix

Une situation se manifestant à travers des délais de traitement très longs (une semaine ou dix jours au lieu d’une demi-journée) ou encore la suspension des nouvelles lignes de financement. De quoi permettre à M. Biarneix de dire que :

Si les banques internationales se retiraient, les entreprises pourraient être confrontées à un problème, tout simplement pour être bancarisées.

Daniel Biarneix

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