Création d’entreprise : quels frais selon le statut ?

Écrit par La rédaction Meilleurtaux . Mis à jour le 5 juin 2026 .
Temps de lecture : 3 min

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Du micro-entrepreneur à la société (SASU, EURL, SARL), le budget de lancement varie fortement. Voici les principaux postes de dépense à anticiper, des formalités aux coûts récurrents.

À retenir
  • En entreprise individuelle, les formalités sont allégées : pas de statuts ni de capital à déposer.
  • En société, il faut intégrer statuts, capital social, greffe et annonce légale, avec parfois 100 euros de frais bancaires en plus.
  • Plusieurs postes peuvent peser rapidement : assurance pro, site web, logiciel de comptabilité, expert-comptable.
  • Le capital social peut être fixé à 1 euro (hors SA), mais 1 000 à 5 000 euros est souvent conseillé en SASU/EURL.
  • Des aides existent (ACRE, ARCE, prêts d’honneur) et le simulateur de l’Urssaf peut aider à chiffrer.

Le coût de création dépend d’abord du cadre choisi. En entreprise individuelle (micro-entreprise ou régime réel), l’activité est exercée en nom propre : les démarches sont limitées, sans statuts à établir ni capital à immobiliser, et avec des frais d’immatriculation faibles, parfois inexistants.

À l’inverse, monter une société implique davantage d’obligations : statuts, capital social, formalités au greffe et annonce légale. Si la banque facture l’ouverture du compte dédié au dépôt de capital, il faut compter 100 euros supplémentaires en moyenne.

Au-delà des formalités : les dépenses qui s’ajoutent vite

Les coûts administratifs ne résument pas le budget de départ. En société, la rédaction des statuts est un poste très variable : elle ne coûte rien si l’entrepreneur s’en occupe, elle revient entre 50 et 300 euros via des plateformes juridiques, et peut atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros avec un avocat ou un expert-comptable.

À noter : certaines plateformes mettent en avant une création « gratuite », mais proposent en parallèle des prestations (domiciliation, comptabilité, suivi juridique) susceptibles d’alourdir la facture.

Assurance, outils, accompagnement : les montants à anticiper

Dans certains domaines (BTP, santé, immobilier), une assurance professionnelle est obligatoire et peut représenter plusieurs centaines d’euros dès la première année.

Pour les outils, il faut aussi prévoir :

  • un site vitrine : 500 à 2 000 euros ;
  • un logiciel de comptabilité : 300 à 1 200 euros par an.

En société, l’intervention d’un expert-comptable est souvent difficile à éviter : la dépense se situe généralement entre 1 000 et 3 000 euros par an. Autre poste possible : le dépôt de marque auprès de l’INPI, facultatif, à partir de 190 euros.

Capital social : minimum légal et pratiques courantes

Sauf pour la SA, une société commerciale peut être constituée avec un capital social d’1 euro minimum. En pratique, un montant trop bas peut toutefois compliquer les échanges avec les banques ou certains fournisseurs. Pour une SASU ou une EURL, des experts recommandent souvent un apport compris entre 1 000 et 5 000 euros, afin de renforcer la crédibilité du projet tout en limitant l’immobilisation de trésorerie.

Exemples de budget : du très léger à plusieurs milliers d’euros

Dans les faits, un micro-entrepreneur peut lancer son activité avec moins de 100 euros. À l’autre extrémité, un artisan créant une SARL, en s’appuyant sur un comptable et en souscrivant une assurance décennale, peut dépasser 3 000 euros avant même d’émettre une première facture.

Quelles aides pour réduire la note ?

Pour limiter les dépenses initiales, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés : l’ACRE, l’ARCE ou encore les prêts d’honneur. Il est également possible d’affiner son budget prévisionnel à l’aide du simulateur gratuit de l’Urssaf.

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