Micro-entreprise, EI, EURL, SASU : quels seuils, quel choix

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Écrit par La rédaction Meilleurtaux . Mis à jour le 6 mai 2026 .
Temps de lecture : 4 min

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Plafonds de chiffre d’affaires, TVA, ACRE, niveau de charges : ces paramètres font souvent évoluer les micro-entrepreneurs vers l’EI au réel ou une société (EURL/SASU). Voici les repères chiffrés et leurs conséquences.

À retenir
  • Micro-entreprise : plafonds annuels de CA à 83 600 euros (BNC) et 203 100 euros (BIC).
  • TVA : franchise jusqu’à 37 500 euros pour les services, avec un seuil de tolérance à 41 250 euros.
  • ACRE : exonération de 50% au démarrage, ramenée à 25% à partir du 1er juillet 2026, pour 12 mois.
  • Après dépassement : bascule en EI au réel, avec déduction des charges mais cotisations proches de 45% du bénéfice.
  • EURL vs SASU : écart de régime social et d’arbitrage salaire/dividendes (31,4% après IS en SASU, 45% en EURL).

La micro-entreprise continue d’attirer des actifs qui veulent lancer une activité avec une gestion allégée. Le régime se distingue par des démarches simplifiées, une comptabilité plus légère et l’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise), qui ouvre droit à une exonération de 50% des charges au démarrage.

Ce cadre reste toutefois encadré par des limites de chiffre d’affaires (CA). Pour les bénéfices non commerciaux (BNC) (profils libéraux : consultants, rédacteurs…), le plafond annuel est fixé à 83 600 euros. Pour les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) (commerce et artisanat), il atteint 203 100 euros.

Autre point clé : la franchise en base de TVA. Elle dispense de facturer la taxe jusqu’à 37 500 euros de CA pour les services, ce qui peut faciliter un positionnement tarifaire plus bas au lancement.

Quand les avantages s’érodent : ACRE, seuils et TVA

Les limites apparaissent souvent rapidement. D’abord parce que l’ACRE ne s’applique que 12 mois. Et elle doit évoluer : l’exonération passera de 50% à 25% à compter du 1er juillet 2026.

Ensuite, le régime micro n’est pas conservé indéfiniment si l’activité dépasse les plafonds : il se perd après deux années de dépassement. Le calcul au prorata peut aussi surprendre : en cas de création en juin, le plafond de première année est réduit à 18 750 euros.

La TVA peut également déclencher un changement. Entre 37 500 et 41 250 euros (seuil de tolérance), l’entrepreneur doit collecter la taxe sans pouvoir la déduire, ce qui pousse souvent à revoir sa structure.

Frais professionnels : un point sensible en BNC

En BNC, l’absence de déduction des dépenses réelles pèse davantage : l’administration applique un abattement forfaitaire de 34% et impose les 66% restants. « L’entrepreneur paie 25,6% de cotisations sociales. Il ne lui reste que 8,4% du CA pour les frais réels. Pour un revenu de 36 000 euros, cela représente seulement 3 024 euros par an. Au-delà, le régime n'est plus compétitif », explique Narjis Johari, expert-comptable et associée chez Numbr cité par MoneyVox.

En BIC, la situation est différente : la cotisation est indiquée à 23,1% et l’abattement monte à 50%, ce qui laisse une marge de 26,9% pour couvrir les dépenses.

Après la micro : EI au réel ou création d’une société ?

Un dépassement des plafonds entraîne un basculement automatique en EI (Entreprise Individuelle) au régime réel. Ce régime permet de déduire l’ensemble des charges professionnelles (loyer, équipement, frais…), mais il s’accompagne d’une progression marquée des cotisations sociales, de 25,6% à près de 45% du bénéfice.

Dans ce contexte, beaucoup choisissent une structure avec personnalité morale : l’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) ou la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle). Ces formes protègent le patrimoine personnel. Et si de nouveaux associés entrent au capital, l’EURL devient une SARL (Société à Responsabilité Limitée) et la SASU une SAS (Société par Actions Simplifiée).

Différence notable avec l’EI : l’EURL et la SASU permettent d’ajuster le résultat taxable. « L'imposition porte sur le bénéfice réel, l'entrepreneur pouvant déduire l'intégralité de ses charges mais aussi son salaire avant de calculer l'impôt sur les sociétés (IS), fixé à 15% jusqu'à 42 500 euros puis 25% au-delà », détaille Grégoire Charroyer, expert en création d'entreprise et cofondateur de Swapn.

SASU ou EURL : le régime social et la stratégie de rémunération

Entre EURL et SASU, l’écart principal concerne la protection sociale et le coût des charges. « En EURL, le gérant est sous le régime du travailleur non salarié (TNS) et paie environ 45% de charges sur son revenu net. C'est le statut idéal pour maximiser son salaire immédiat, précise Narjis Johari, La SASU impose le régime général avec des charges sociales de 75% à 80% du net afin de garantir une protection proche du salariat. ».

Sur la santé, la carte Vitale fonctionne de la même manière, mais des différences subsistent sur les indemnités journalières de base : 1 200 euros par mois en SASU contre 1 900 euros en EURL, ce qui peut rendre nécessaire une prévoyance privée.

Enfin, le choix dépend aussi de l’arbitrage entre salaire et dividendes. Comme l’indique Grégoire Charroyer, l'EURL permet une rémunération peu chargée via le statut TNS, tandis que la SASU optimise le net global grâce à des dividendes taxés à 31,4% après IS. En EURL, les dividendes sont taxés à 45%, ce qui réduit l’intérêt de cette option par rapport à une rémunération classique.

Au final, sélectionner un statut juridique relève autant d’un sujet de seuils (CA et TVA) que d’une décision financière : niveau de charges, déduction des frais, et manière de se rémunérer.

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