Quelques Fintech britanniques sont actuellement à la traîne sur le marché financier

capture écran du site de Metro Bank

L’incertitude plane toujours dans le secteur bancaire britannique, sachant que les discussions autour du Brexit se poursuivent. Si les acteurs doivent anticiper cette sortie, quelques Fintech ne sont pas encore prêtes d’en supporter les conséquences. En effet, deux jeunes pousses rencontrent actuellement des difficultés, notamment sur le marché financier. Explications.

Depuis le début de l’année, la néobanque britannique Metro Bank est confrontée à des difficultés. Elle a sous-évalué ses actifs pondérés en fonction des risques, à hauteur de 1,015 milliard d’euros. Cette mauvaise estimation l’a amenée à revoir sa capitalisation à la hausse de 425,3 millions d’euros au mois de mai dernier.

Certains observateurs estiment que la Fintech n’est pas en mesure de revenir sur les marchés d’ici peu, sachant qu’elle a récemment essuyé une perte considérable sur ses actions. Mais il ne s’agit pas de la seule start-up à la traîne sur le marché outre-Manche. Clydesdale and Yorkshire Bank (CYBG) connaît aussi une période difficile.

Quelles solutions Metro Bank envisage-t-elle pour performer à nouveau sur le marché financier ?

Dans le but de se conformer aux exigences réglementaires en matière de capitalisation minimale de fonds propres et passifs exigibles (MREL), Metro Bank a réalisé un tour de table. Mais la collecte de fonds (qui est censée osciller entre 200 et 250 millions de livres) n’a pas abouti, d’autant plus que la Fintech n’est pas parvenue à persuader assez de bailleurs.

En abordant les conditions du marché, la néobanque s’est vue obligée de reporter l’émission des obligations seniors non préférées, malgré le taux intéressant (7,5 %) communiqué. Après cet échec, l’action Metro Bank a dégringolé de 35,8 %, alors qu’elle recule déjà de 90 % depuis janvier dernier.

La vente des titres destinée à augmenter le capital sauvera-t-elle la jeune pousse et réinstaurera-t-elle la confiance des acteurs ? Au printemps dernier, elle a déjà mis sur le marché un ensemble de prêts hypothécaires coûtant 592 millions d’euros au total, qui a été récupéré par le fonds Cerberus.

L’acquisition de Virgin Money a entraîné des conséquences dommageables pour CYBG

Souhaitant devenir un acteur incontournable du secteur bancaire britannique (y compris sur tout comparatif néobanque), le groupe CYBG a fait l’acquisition de Virgin Money le lundi 18 juin 2018. Le coût de l’opération a été évalué à 1,7 milliard de livres.

Cette consolidation implique des suppressions d’emplois, de manière à diminuer les effectifs de 16 % environ durant les trois années qui suivent le processus de fusion-acquisition. En fin de compte, 1 500 postes devront disparaître, principalement au niveau des services d’encadrement.

À ce propos justement, la banque vient de révéler avoir supprimé 300 postes considérés comme des doublons, que les fonctions en question portent sur les crédits, les risques ou le marketing.

Bien que la banque prétende que le rachat se déroule comme prévu, le marché n’est pas près d’y consentir. Ainsi, le cours du titre CYBG a perdu 3,22 % le mardi 24 septembre dernier alors que le groupe a dû délaisser 35,24 % depuis début 2019.

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