Le Brexit pousse bon nombre de banques britanniques à s’implanter dans l’Espace économique européen

drapeau européen et britannique

Le Brexit annoncé depuis 4 ans sera pleinement appliqué d’ici la fin de l’année. Une échéance qui contraint de nombreuses banques à accélérer leur implantation dans les pays de l’UE, un facteur essentiel si elles veulent éviter de subir les conséquences financières des nouvelles restrictions du Brexit sur leurs activités.

Le 24 juin 2016 s’est tenu au Royaume-Uni un référendum portant sur le retrait du pays de l’Union Européenne. Cette initiative, dénommée Brexit, est appliquée depuis le 30 janvier 2020, bien qu’on soit encore dans une phase de transition qui devrait s’étendre jusqu’à la fin de l’année, le temps pour les acteurs économiques du territoire de bien se préparer aux conséquences de cette réforme, notamment en ce qui concerne les problématiques liées au virement bancaire.

Le principal inconvénient de cette sortie de l’UE reste toutefois la perte du passeport européen, une contrainte qui n’autorise plus les concernés à vendre des services ou des produits financiers dans la zone euro.

Des contraintes pour les acteurs financiers

Le Royaume-Uni et l’UE ont jusqu’au 31 décembre 2020 pour parvenir à un accord quant aux effets du Brexit. Si les négociations ont déjà échoué par deux fois, un troisième échec à la limite de cette date butoir pourrait être préjudiciable aux enseignes britanniques. En effet, ces dernières n’auront plus accès au marché unique européen. De même, les exportations vers le Royaume-Uni pourraient faire l’objet de nouvelles restrictions couplées à de plus importants frais de douane.

Cette situation est tout aussi compliquée pour les banques qui devraient être soumises aux mêmes contraintes si les dernières négociations ne venaient pas à aboutir. Toutefois, un responsable à la Bundesbank, Joachim Wuermeling, se montre optimiste quant à l’issue de ces pourparlers, il indique :

Londres se voit en concurrence avec des places comme New York ; la tentation est donc grande d’assouplir les règles pour ses propres banques.

Joachim Wuermeling.

Cependant, même en cas d’assouplissement des mesures, le Brexit sera lourd de conséquences. En effet, les enseignes bancaires jusqu’ici établies de l’autre côté de la Manche devront s’implanter dans l’Espace économique européen (EEE), ou du moins y ériger une filiale. D’ailleurs, de nombreuses succursales s’y sont déjà attelées.

Relocalisation des actifs et des emplois

Pour anticiper les conséquences du Brexit, les banques vont transférer des actifs supplémentaires colossaux du Royaume-Uni vers l’EEE. Et l’Allemagne semble être leur destination de prédilection. En effet, environ 400 milliards d’euros feront l’objet d’une relocalisation de capitaux vers ce pays d’Europe centrale. Une information confirmée par la Bundesbank qui rajoute qu’à l’issue de ce transfert, les actifs totaux pourraient atteindre les 675 milliards d'euros.

À noter que la Banque Centrale Européenne (BCE) avait estimé, en aout 2019, à 1 300 milliards d’euros le total des actifs relocalisés qui devraient quitter le Royaume-Uni, un peu plus de moitié ira donc en Allemagne, contre 150 milliards d’euros pour la France.

D’après la banque fédérale allemande, ce transfert d’actifs permettra de relocaliser jusqu’à 2 500 emplois dans le pays. De même pour l’Hexagone, où l’association des marchés financiers (AMAFI) annonce avoir accordé 40 agréments provenant de banques, de société de gestion de portefeuille et de prestataires financiers afin qu’ils puissent s’implanter dans la capitale française. D’après Paris Europlace, cela pourrait aboutir à la relocalisation, sous la bannière tricolore, d’environ 5 000 postes dans la sphère financière.

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