Le régime fiscal italien très favorable aux héritiers
Recevoir un héritage de la part d’un parent proche ou éloigné n’est pas forcément une bonne nouvelle. Cela dépend grandement du régime fiscal qui s’applique à cette succession. La France est connue pour sa fiscalité contraignante vis-à-vis de l’héritage, contrairement à l’Italie. Aujourd’hui, beaucoup de retraités choisissent de s’expatrier vers « la Botte » pour éviter à leurs descendants de payer de lourds droits de succession.
L’Italie présente l’un des régimes fiscaux les plus avantageux pour les héritiers
En fonction du domicile du défunt et du bénéficiaire, les frais de succession peuvent être élevés, moindres ou inexistants. Les Français sont parmi les Européens les plus taxés en matière d’héritage, tandis que leurs voisins italiens disposent d’un régime fiscal beaucoup plus intéressant.
Il n’est donc pas étonnant de voir de nombreux retraités issus de toute l’Europe choisir le pays de Léonard de Vinci pour passer leurs vieux jours.
Important Cette expatriation a pour but principal de faire profiter les futurs héritiers des exonérations ou des impôts moindres promis par le régime fiscal italien.
Se constituer un patrimoine en Italie pour le transmettre ensuite à sa descendance directe ne donne lieu à aucun impôt, sauf si la valeur du patrimoine en question excède un million d’euros, auquel cas le fisc italien réclamera un prélèvement de 4 %.
Situé en France, un patrimoine de cette valeur occasionnerait dans les 250 000 euros de droits de succession, et ce, sans considération de la domiciliation fiscale du défunt et de l’héritier.
Une manière d’attirer les grosses fortunes
Avec un régime fiscal aussi indulgent, l’Italie réussit à attirer de nombreuses personnes fortunées, ce qui ne peut être que bénéfique pour son économie.
Important Outre le patrimoine matériel, le pays a également décidé d’exonérer de droits de succession les versements effectués sur les contrats d’assurance-vie ou encore les titres de sociétés. Dans ce dernier cas, l’héritier doit s’engager à poursuivre l’activité de l’entreprise qui vient de lui être léguée.
Toutefois, même si cela reste complètement légal, il est déconseillé de s’expatrier juste pour fuir un régime fiscal contraignant, à moins d’être prêt à changer complètement de vie.