Une banque mobile étrangère a réussi à dépasser le million de clients en France
2,6 millions, c’est actuellement le nombre de Français qui ont choisi d’utiliser le service des néobanques. Ce chiffre s’avère trois fois supérieur à celui enregistré en juillet 2017. Le succès des banques mobiles repose essentiellement sur leurs offres largement moins chères que celles des établissements traditionnels. Parmi les néobanques qui se démarquent dans l’Hexagone, l’on retrouve notamment N26.
Les néobanques continuent la conquête du marché français, au côté des établissements historiques. Selon une étude du cabinet KPMG, le nombre de banques mobiles dans l’Hexagone s’établit actuellement à 18. C’est trois fois plus qu’il y a 3 ans. La croissance de ces établissements dématérialisés se traduit notamment par la multiplication de leurs usagers.
Lancée en France en juillet 2017, N26 a réussi à réunir plus d’un million de clients. Il s’agit d’une première dans le pays dans le secteur des banques 100 % mobiles. Il reste à savoir si l’enseigne allemande continuera sur sa lancée. En effet, les néobanques doivent encore parvenir à l’équilibre financier.
Pourquoi les néobanques séduisent-elles autant ?
Pendant que les établissements financiers traditionnels affichent des tarifs annuels autour de 71 euros, les banques mobiles ne facturent que 16 euros leurs prestations. D’après KPMG, certaines d’entre elles ont néanmoins réussi à trouver un modèle économique viable. Avec les économies qu’elles parviennent à générer, les néobanques ont la possibilité de réduire leurs tarifs.
En même temps, elles mettent en avant une grille tarifaire transparente. La majorité des banques mobiles (80 %) proposent une offre unique, pendant que les établissements traditionnels commercialisent une large gamme de produits qui ont chacun leur prix.
De plus, les démarches pour ouvrir un compte sont allégées. En général, les néobanques ne demandent aucun justificatif de la part du client.
À cela s’ajoute une démarche d’acquisition stratégique, qui consiste à focaliser entièrement l’offre sur des segments prioritaires tels que les entrepreneurs ou les jeunes notamment. En outre, la formule mise en place est centrée sur des services bancaires utiles au quotidien. Revolut donne l’exemple avec sa carte multidevises qui permet d’accéder à des taux de change avantageux.
Un succès marquant chez quelques-unes d’entre elles
Parmi les néobanques présentes sur le marché français, certaines tendent à se démarquer fortement des autres. Tel est le cas de N26, qui a annoncé fin septembre dernier avoir franchi la barre du million de clients. Il s’agit donc de la première banque 100 % mobile à être parvenue à un tel chiffre, en mettant de côté Nickel, qui réunit certes 1,4 million de comptes, mais dont le modèle est quelque peu différent. En effet, son offre est commercialisée dans environ 5 500 bureaux de tabac.
Le succès de la néobanque d’origine allemande repose en grande partie sur sa promotion via un bouche-à-oreille. Si au cours de sa première année en France, elle a recensé 200 000 clients, 400 000 usagers supplémentaires s’y sont ajoutés en 2018 et 400 000 autres pendant les 3 premiers trimestres 2019.
Cette croissance semble évidente sachant que N26 est le premier acteur à avoir proposé des services bancaires entièrement dématérialisés, gratuits et centrés sur les paiements en France. Cela dit, l’objectif annoncé en janvier dernier par son cofondateur, Maximilian Tayenthal, ne sera certainement pas atteint. Celui-ci a en effet tablé sur 2 millions de clients à la fin de cette année. Néanmoins, la néobanque allemande peut se féliciter de pouvoir s’aligner avec des établissements bancaires les plus réputés, comme ING qui évolue en France depuis environ 20 ans.