Les entreprises de cryptomonnaie sont originaires du canton suisse de Zoug

Des Cryptomonnaies

Ces dernières années, la cryptomonnaie a été confrontée à quelques problèmes. Le krach du Bitcoin et l’antagonisme des banques traditionnelles auraient pu représenter des freins au développement de la monnaie digitale. Pourtant, les startuppers continuent de croire en cette dernière et ont décidé de s’installer à Zoug pour développer leurs activités.

Le canton de Zoug, en Suisse, a accueilli de nombreux nouveaux venus. Il s’agit de startuppers souhaitant profiter de la législation financière de la Confédération pour lancer leurs projets axés sur la monnaie digitale. Actuellement, le canton est le siège de nombreuses entreprises à succès dans le domaine de la cryptomonnaie comme Amun ou Ethereum.

Devant ce développement, la Suisse a décidé de prendre des mesures facilitant l’émergence de ces start-up tout en évitant les activités malhonnêtes. Actuellement appelé la « Crypto Valley », Zoug pourrait se positionner comme la capitale de la cryptomonnaie dans les prochaines années.

La cryptomonnaie se développe malgré quelques déboires

Depuis leur apparition dans les années 2000, le Bitcoin et l’Ether se sont démarqués dans le monde de la cryptomonnaie. Apparu en 2014, l’Ether, une monnaie virtuelle, débutait avec une équivalence de 1,24 dollar avant d’atteindre 1 400 dollars en janvier 2018. Malgré la chute du Bitcoin qui a également entraîné la sienne, cette monnaie digitale affiche une valeur de 145 dollars.

Encouragées par cette stabilité, plusieurs entreprises souhaitant se spécialiser dans la cryptomonnaie ont décidé de s’établir à Zoug, en Suisse. Ces dernières années, la Confédération a accueilli des milliers de startuppers ayant différents projets axés sur la monnaie digitale.

Outre Ethereum, créatrice de l’Ether, le canton suisse rebaptisé la « Crypto Valley » est le siège de grandes sociétés utilisant la cryptomonnaie comme Amun, employant un produit financier basé sur le Bitcoin ou Tezos, la start-up française ayant lancé une nouvelle monnaie virtuelle plus économe énergétiquement que le Bitcoin ou l’Ether. En quelques semaines, Tezos a réussi à réunir 232 millions de dollars, le plus grand record dans le domaine.

Face à l’arrivée massive des startuppers en Suisse, la Finma, le gendarme boursier suisse, a pris des mesures depuis 2015 en légalisant le secteur de la cryptomonanie. Celles-ci visent à permettre l’implantation de ce type de société tout en filtrant celles souhaitant s’adonner au blanchissement d’argent.

Les banques traditionnelles ne sont pas confiantes sur l’avenir de la cryptomonnaie

Si la Confédération accueille facilement les sociétés se spécialisant dans la cryptomonnaie, les établissements financiers traditionnels font preuve de plus de réserve. Selon un banquier de Genève, les enseignes bancaires traditionnelles refusent de se lancer publiquement sur le marché des monnaies digitales.

Seule Swissquote, la meilleure banque en ligne banque en ligne de la Confédération ou encore la Falcon Private Bank, une autre néobanque, a fait preuve d’audace là où même la banque cantonnale de Zoug refuse d’investir. C’est pour lever cet obstacle que l’établissement Seba Crypto AG a été créé. Avec près de 100 millions de dollars amassés en 2018, Guido Buehler, son fondateur, espère accroître le secteur de la cryptomonnaie.

Outre la méfiance des institutions bancaires à leur égard, les sociétés investissant dans la monnaie digitale se heurtent aux autorités chargées de surveiller les mouvements d’argent. En plus de la Finma qui enquêtent sur les organisations soupçonnées de procéder à du blanchiment d’argent ou aux financements d’actes terroristes, les start-up émergentes font face à de nombreux régulateurs internationaux.

En tête de ces derniers se trouve la SEC, le gendarme boursier américain. Les régulateurs ont mis au point des mesures consistant à interroger les sociétés tournées vers la cryptomonnaie sur le niveau d’information des investisseurs. En Europe et aux États-Unis, les autorités monétaires poussent les investisseurs à se montrer prudents.

La Suisse souhaite devenir une « crypto-nation »

Avec le canton de Zoug qui a déjà été baptisé « Crypto Valley », la Confédération annonce son intention de devenir une nation tournée vers la cryptomonnaie. Début 2018, Johann Schneider-Ammann, ministre de l’Économie, avait déjà annoncé que la Suisse est dorénavant une « crypto-nation ».

Ce premier pas vers la monnaie digitale est noté par l’accroissement des startuppers adeptes de la cryptomonnaie à Zoug. À travers le pays, de nombreux commerces et certaines banques indiquent qu’elles acceptent les monnaies digitales. Depuis 2016, une mairie permet même aux locaux de régler leurs impôts en Bitcoin.

À Zoug, les startuppers souhaitant se lancer dans le domaine de la monnaie digitale sont bien accueillis. C’est là qu’Ethereum a été lancé en 2014 et qu’il a connu son succès actuel. Grâce à son développement, la société a permis à de nombreuses personnes de profiter de financements obtenus par la Blockchain. C’est un pas décisif vers la transformation de Zoug en centre international de la cryptomonnaie.

Depuis 2013, la Crypto Valley Association située dans le canton vient en aide aux jeunes entrepreneurs désirant se lancer dans la monnaie digitale. Cette structure les aide à mettre sur pied leur projet et prépare des soirées durant lesquelles les startuppers peuvent présenter leur œuvre afin de trouver de potentiels investisseurs.

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