Certaines banques sont à la traîne dans la révolution numérique
À l’heure où la digitalisation est devenue inéluctable, certains établissements bancaires ne parviennent pas à suivre la cadence et à mener à bien leur migration vers le numérique. L’agence de notation D-Rating a dévoilé la liste des bons et moins bons élèves en matière de révolution numérique.
Les différents critères utilisés pour noter les banques
Qu’ils soient traditionnels, en ligne ou mobiles, tous les acteurs du secteur bancaire font l’objet d’une notation de la part de l’agence D-Rating dans leur processus de digitalisation.
Les établissements qui ont encore beaucoup de mal à s’adapter au monde du tout numérique récoltent bien évidemment les plus mauvaises notes (CCC). À contrario, les meilleures notes (AAA) sont attribuées à celles qui présentent une plateforme digitale efficace, ergonomique et attrayante.
Qui sont les premiers de la classe ?
Dans cet exercice, N26 et Revolut ont brigué les places des meilleurs élèves. Selon l’agence de notation
« Ces deux enseignes affichent « un temps d’avance » sur leurs concurrents et sont actuellement les seules à mériter un A ».
Viennent ensuite les banques qui ont récolté un BBB+, une bonne note, mais qui nécessitent encore un petit effort pour atteindre l’excellence. C’est le cas des banques en ligne dont Orange Bank, Hello Bank, ING Direct et Boursorama Banque.
Une notation BBB a été attribuée aux banques traditionnelles Crédit Agricole, BNP Paribas et la Société Générale.
Qui sont classés parmi les « cancres » ?
Du côté des banques en difficulté face à la révolution numérique, D-Rating sanctionne de la plus mauvaise note le Crédit du Nord et la Banque Postale. Elle reproche à ces derniers, entre autres, la pauvreté de l’expérience numérique proposée aux clients et l’impossibilité de créer un compte en ligne sans passer par l’agence.
Dans ce comparatif banque en ligne, dans la catégorie « Peut mieux faire », D-Rating a inscrit LCL, qui doit améliorer son service informatique et proposer davantage de nouveautés ; HSBC France, dont elle félicite la mise en place de l’application mobile, mais qui doit encore fournir quelques efforts supplémentaires ; et CIC, la filiale de Crédit Mutuel Alliance Fédérale.