Revolut attire les grands talents de la finance
Après avoir recruté un directeur opérationnel et un directeur financier, la néobanque Revolut s’est attaché les services d’un nouveau PCA en la personne de Martin Gilbert, co-fondateur de la société de gestion d’actifs Aberdeen Asset Management. Pourquoi s’entoure-t-elle d’experts renommés de la Fintech ? Quels objectifs cherche-t-elle à atteindre ? Décryptage.
Revolut veut bénéficier des compétences des meilleurs
Revolut a désormais son président du conseil d’administration : Martin Gilbert, un ancien manager de la Finance. La société de ce dernier, Aberdeen Asset Management, a fusionné avec Standard Life en 2017. Âgé de 64 ans, M. Gilbert a passé toute sa carrière dans la finance, notamment à la tête du gérant d’actifs qu’il a fondé en 1983.
L’homme, qui a quitté ses fonctions de vice-président du conseil de Standard Life Aberdeen, rejoint chez Revolut d’autres profils expérimentés de la finance, tels que Michael Sherwood. Ce dernier a troqué son poste de directeur de la banche européenne de Goldman Sachs pour une place dans le conseil d’administration de Revolut.
Important Quelques mois plus tôt, la banque en ligne avait recruté deux anciens responsables de la banque HSBC et Metro Bank respectivement comme directeur des opérations et directeur financier.
Mais dans quel but ?
« Accompagner le développement du groupe à l’international, gagner des parts de marché ».
Répond le directeur général de Revolut, Nikolay Storonsky.
« Nous ambitionnons de devenir la première banque véritablement mondiale ».
Nikolay Storonsky.
Enchaine celui qui est aussi le fondateur de Revolut.
L’arrivée de ces nouveaux managers constitue aussi une manière pour la banque de soigner son image après les critiques sur la rudesse de ces procédures. Présent dans plusieurs pays européens, la banque emploie plus de 1200 personnes et compte quelque 8 millions de clients.
Les services Revolut
Fondé en 2014, Revolut est spécialisée dans les services bancaires en ligne adaptés aux besoins d’aujourd’hui. La néobanque propose une offre révolutionnaire sans tenue de frais de compte, des cartes bancaires virtuelles utilisables partout dans le monde, un service de transfert d’argent via e-mail ou encore des virements internationaux sans frais dans une vingtaine de devises étrangères.
Déjà bien implanté en Europe, le groupe a récemment investi les marchés d’Australie et de Singapour, et projette de lancer ses services aux États-Unis d’ici la fin de l’année.