Les néobanques continuent de se multiplier en France

une personne utilisant les services d'une néobanque

Une étude publiée par le cabinet KPMG met en avant le succès des néobanques en France. Si elles sont aujourd’hui 18 à se partager le marché, l’arrivée prochaine de quelques nouveaux acteurs est prévue. Cela renvoie à une extension des offres, ce qui permet aux clients de bénéficier d’un large choix.

Depuis quelques années déjà, le marché bancaire voit le développement de nouveaux acteurs, au côté des banques traditionnelles, les néobanques. Proposant un accès 100 % mobile, ces dernières attirent toujours plus de clients et profitent d’une hausse considérable du nombre d’utilisateurs. Ainsi, cette année, à travers la seconde édition du « Panorama des néobanques en France », le cabinet KPMG relève un nombre de comptes actifs qui a atteint les 2,6 millions.

Leur stratégie permet aux néobanques d’accélérer leur développement. Dans le même temps, elles bénéficient d’un environnement dans lequel elles peuvent parfaitement promouvoir leurs offres, parfois avec le soutien de partenaires stratégiques.

Une croissance soutenue

Cet essor continu se remarque chez la quasi-totalité des néobanques actives en France, bien que trois acteurs tendent à dominer le marché et revendiquent 80 % des clients. Ainsi, Nickel en compte 1,2 million. Rassemblant respectivement 900 000 et 550 000 usagers, N26 et Revolut complètent le top 3.

Cette croissance très marquée a commencé en 2017, année où l’allemande N26 et la britannique Revolut se sont implantées en France. Depuis, certaines enseignes se sont focalisées sur un marché de niche constitué de cibles à potentiel telles que les jeunes, les entrepreneurs, les travailleurs indépendants ou les voyageurs.

D’autres ont développé des offres dédiées aux professionnels et aux entreprises, PME et ETI notamment. Parmi ces acteurs figurent entre autres Qonto, Anytime, Shine, Holvi (BBVA), et prochainement Prismea Banque (développée par Treezor qui a été rachetée par Société Générale).

L’on retrouve également les néobanques qui mettent en avant des offres développées exclusivement pour les particuliers. Tel est le cas de :

  • Nickel (BNP Paribas) ;
  • Orange Bank (Orange) ;
  • Max (Crédit Mutuel Arkéa) ;
  • Morning (Edel du groupe E.Leclerc) ;
  • C-zam (Carrefour Banque) ;
  • Ditto Bank (Travelex).

La liste ne cesse de s’allonger. Pixpay, Starling Bank, Kard et Ma French Bank (La Banque Postale) comptent notamment parmi les nouveaux entrants.

En outre, il y a les acteurs qui ciblent les deux marchés, particuliers et professionnels. Il s’agit notamment de N26, Revolut, Monese, Sogexia, Bunq et Veritas.

Des partenariats réussis

Afin de promouvoir leur développement, il arrive que ces néobanques s’associent avec des acteurs déjà implantés sur le marché, qui les aident à positionner leurs offres. Orange a par exemple choisi cette stratégie avec sa banque mobile, Orange Bank, et a développé une collaboration avec des structures disposant de réseaux d’agences physiques.

L’analyse réalisée par le cabinet KPMG recense trois niveaux de partenariats possibles. Il peut concerner le support. Dans ce cas, la structure partenaire se présente comme un fournisseur de services ou un spécialiste qui aidera la néobanque à se conformer aux réglementations en vigueur.

Ce partenariat peut également s’appliquer au niveau de l’offre, dans lequel le partenaire propose des offres qui viennent compléter celles mises en avant par la banque mobile (produits extrabancaires ou services bancaires digitalisés). Enfin, les néobanques peuvent développer un partenariat axé sur la distribution afin de multiplier les canaux de commercialisation et d’étendre leur visibilité.

Ces partenariats peuvent les aider à passer outre les contraintes qui peuvent freiner leur croissance sur le moyen terme. En effet, en raison de leur offre relativement limitée, les banques mobiles peuvent difficilement supplanter les banques traditionnelles.

Ne serait-ce que pour obtenir un crédit, les clients doivent se tourner vers ces dernières, une offre encore absente chez les néobanques, à l’exemple de Revolut ou N26. Les clients rencontrent une problématique similaire pour les épargnes. La fiabilité des banques mobiles est alors remise en question.

Un environnement favorable

En outre, bien que les néobanques mettent en avant des applications innovantes, dotées de fonctionnalités riches et d’une interface soignée, les clients préfèrent toujours les contacts humains, plus personnalisés. Ainsi, ces enseignes sont contraintes de renouveler constamment leur offre pour rester compétitives, améliorer leur rentabilité et séduire des investisseurs.

Néanmoins, pour l’heure, ces banques nouvelle génération parviennent à conserver une place sur le marché. Et ce, grâce à leurs offres qui sont en phase avec les nouvelles exigences des clients. Ceux-ci sont effectivement à la recherche d’un service plus souple, plus transparent et instantané.

Des attentes que les banques mobiles ont bien compris. Dans le même temps, elles bénéficient du développement des réglementations, à l’exemple de la DSP2 qui leur donne l’opportunité d’élargir leurs offres.

Le tarif, transparent et relativement moins élevé, fait également partie des éléments qui concourent au succès de ces banques. Elles parviennent en effet à réaliser des économies qui leur permettent d’appliquer des grilles tarifaires moins élevées que celles appliquées sur le marché. Ainsi, la plupart d’entre elles connaissent un équilibre financier. À cela s’ajoute l’augmentation des fonds levés, atteignant 200 millions d’euros au premier trimestre de 2019.

L’étude du cabinet KPMG relève ainsi trois tendances relatives aux pratiques de ces néobanques sur le marché français :

  • la simplicité et la rapidité ;
  • l’exploitation de l’open banking ;
  • l’augmentation du montant des fonds levés.

Concernant leur moteur de croissance, il peut se résumer en trois points :

  • la personnalisation des offres ;
  • l’amélioration de l’expérience utilisateur ;
  • le développement de partenariats stratégiques.
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