Les nouvelles commissions générées par l’utilisation de la plateforme Doctolib font réagir les praticiens

femme docteur en ligne

La téléconsultation médicale bat son plein, en France, depuis l'instauration des mesures de confinement visant à limiter la propagation du Coronavirus. Ce qui s’avère une parfaite aubaine pour les acteurs du secteur. Quoique l’un d’eux, Doctolib, soit tout récemment la cible de critiques. Certains praticiens auraient, en effet, pointé du doigt les frais qu’il leur facture à chaque intervention.

En s’élevant à près de 600 000 au mois de mars seulement alors que pendant 18 mois, quelque 300 000 seulement ont été recensées, les consultations à distance semblent avoir pris leur envol.

Il faut dire qu’en plus d’améliorer amplement l’accès aux soins des patients, cette solution réduit également les risques de contagion du Covid-19 étant donné que les malades, notamment ceux qui souffrent de pathologies chroniques et donc fragilisés, ne sont plus obligés de s’exposer dans un lieu public pour se faire ausculter.

Petit bémol toutefois : une nouvelle pratique de Doctolib, leader dans le domaine, suscite des réactions négatives auprès des médecins abonnés. L’objet de la critique n’est autre qu’un prélèvement de 1% - à titre de frais bancaires - sur les honoraires. Une initiative qui a évidemment ses raisons puisque la plateforme a tenu à s’expliquer.

Un leader critiqué par ses adeptes

L’adoucissement des réglementations qui régissent la consultation en vidéotransmission, depuis le début de l’épidémie de Coronavirus, a contribué largement à l’engouement des Français pour cette solution novatrice. Sans oublier la dérogation accordée jusqu’au 30 avril prochain aux assurés sociaux pour la prise en charge intégrale des prestations.

Mais il n’y a pas que les patients qui y trouvent leur compte. Les médecins sont également de plus en plus séduits par le dispositif, et ce, grâce à la proposition de Doctolib de ne pas facturer d’abonnement à ses membres pendant la crise. Aussi, de reverser chaque semaine en faveur de ces derniers leurs consultations si d’ordinaire, la plateforme l’effectue mensuellement.

Une offre des plus généreuse qui, pourtant, n’a pas empêché ce leader de la téléconsultation à essuyer les critiques. On l’a accusé notamment de profiter du contexte actuel pour engranger des bénéfices du fait que quelques suppléments ont été prélevés à ses abonnés correspondant aux examens à distance qu’ils ont effectués.

Une décision qui, serait non seulement à l’encontre des promesses de la plateforme de rendez-vous. Mais en plus, d’après les plaignants, les charges à supporter par un praticien avec agenda Doctolib sont déjà quelque peu excessives, dépassant même les 200 euros par mois.

Des honoraires déduits de 1%

Les téléconsultations effectuées via la plateforme de rendez-vous médicaux Doctolib génèreront désormais une facture de commissions. Vendredi 27 mars dernier, plusieurs médecins en ont été avertis à travers un courrier électronique, à en croire les déclarations de Huffington Post.

Pour précisément, il s’agit d’une déduction de 1% sur les honoraires payés en ligne par les patients, à titre de frais bancaires. Un pourcentage qui aurait dû être fixé à 1,5% avant que les négociations de Doctolib ne se fussent soldées par un succès. À un médecin généraliste alors d’estimer :

J’ai fait des téléconsultations tous les après-midi la semaine dernière. Sur le mois de mars, cela représentait environ 1.300 euros d’honoraires, sur lesquels on va donc me prélever 13 euros.

Par ailleurs, l’enseigne a tenu à expliquer que la forte affluence des consultations à distance (50 fois plus nombreux depuis la pandémie) n’a plus pu permettre d’endiguer l’application de ces frais. D’après Huffington Post :

Ce sont des frais qu’on ne peut plus se permettre d’offrir.
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