Les paiements mobiles détrônent Paylib en France
Le paiement mobile est l’un des secteurs qui ont bien profité des mesures de confinement. Cette solution qui s’effectue par le biais d’un smartphone tournant sous Android ou sous iOS est plus pratique et sécurisée. Si Apple Pay est très populaire, Google Pay l’est tout autant, sinon plus puisque son application est la plus téléchargée l’an dernier en France. Le succès de ces nouveaux outils bancaires, notamment auprès des néobanques, fait de l’ombre au service de paiement dématérialisé français Paylib qui est en déclin.
Manque de popularité du service de paiement français
Soutenu par les banques françaises à ses débuts en 2013, Paylib peine aujourd’hui à concurrencer les géants du numérique comme Apple Pay, Google Pay ou Samsung Pay.
Récemment, le groupe BPCE a fait part de son intention de ne plus l’intégrer à ses services à partir du 16 juin 2020. Les anciens clients de la Caisse d’Épargne et de la Banque Populaire ont jusqu’au 20 septembre prochain pour trouver une solution de secours.
Après des débuts compliqués, Apple Pay a su s’imposer en France comme l’un des moyens de paiement les plus utilisés. En effet, la majorité des banques du pays l’ont adopté même si elles n’étaient pas favorables à son lancement. Le groupe BPCE en fait d’ailleurs partie.
Les acteurs technologiques ont le vent en poupe
Force est de constater que les clients se tournent de plus en plus vers les acteurs technologiques qui sont en mesure d’apporter des réponses à leurs besoins.
Et bientôt, on peut être sûr que les clients de la Caisse d’Épargne et de la Banque Populaire réclameront la compatibilité de leurs cartes bancaires avec les portefeuilles numériques de Google Pay. La seule solution de paiement à laquelle peuvent s’orienter les utilisateurs de Paylib qui ne disposent ni d’iPhone ni de Samsung.
Séduits par le niveau de confidentialité et sécurité qu’ils offrent, les deux établissements ont déjà pris les mesures pour prendre en charge des systèmes proposés par Apple et Samsung. Reste à espérer que leur maison mère soit plus réceptive envers le dispositif de Google pour contrebalancer.