De plus en plus de banques dédient des offres favorisant l’autonomie financière des mineurs en France
L’éducation financière d’un enfant ou d’un adolescent est essentielle pour son autonomie et sa responsabilité une fois arrivé à l’âge adulte. Pour autant, les parents sont souvent confrontés à une préoccupation cruciale : le choix de l’outil de paiement qui lui sied. À préciser que de nombreuses offres existent sur le marché, dont les transactions s’effectuent évidemment sous la houlette des grandes personnes.
Apprendre à gérer le budget fait partie de l’éducation primordiale, à assurer dès l’enfance tout comme l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Conseiller à son enfant d’épargner de l’argent, ou lui permettre de disposer de son propre compte bancaire dès que son âge lui permet serait alors des plus bénéfique à l’optimisation de son autonomie financière. À condition toutefois d’être supervisé par les parents, du moins dans un premier temps.
C’est dans cette vision que le choix d’un moyen de paiement en adéquation aux besoins du petit s’impose. Chéquier, carte de retrait, carte de paiement à autorisation systématique ou Visa et application de gestion… Les futurs jeunes actifs ont un large panel d’outils à leur disposition pour les aider dans leur gestion financière.
Des cartes de paiement à autorisation systématique pour limiter les excès
Acheter des vêtements à leur compte, payer eux-mêmes leur déjeuner, dépenser leur propre argent pour des sorties… Qui n’a pas rêvé de cela étant gamin ? Il faut, en effet, reconnaître que l’autonomie financière est primordiale pour le développement psychique des adolescents quoique cela puisse se révéler être une source de préoccupations pour les parents.
S’il est possible de souscrire un livret d’épargne (Livret A, par exemple), voire un compte bancaire, à sa progéniture dès sa naissance, et de le laisser ensuite en disposer une fois son 12ème printemps atteint, l’on ne peut s’empêcher d’appréhender d’éventuels excès ou de découverts.
Conscientes de cela, les banques traditionnelles dédient alors la Visa Electron ou la Maestro Mastercard à l’usage des mineurs. Étant des cartes de paiement à autorisation systématique, elles protègent leurs utilisateurs des découverts et des agios. Et pour cause :
- Les parents sont en droit d’imposer préalablement des plafonds sur le paiement hebdomadaire ou mensuel ;
- Aucune transaction n’est acceptée que si le compte est créditeur.
Les offres digitales font florès
Par ailleurs, l’évolution vers le numérique a contribué au développement de nombreuses autres offres innovantes, toujours sous tutelle des parents. À savoir :
- Celle 100% mobile de Boursorama, Kador dédiée aux 12 à 17 ans, qui permet de disposer d’une application de gestion des fonds et d’une carte Visa classique ;
- Le compte jeune de Nickel, ayant accès à une carte bancaire à partir du 12ème anniversaire du titulaire ;
- Le boîtier de La Poste, baptisé Jaab, qui contient une puce sans contact permettant de payer ses factures à hauteur de 30 euros au maximum. Sa particularité étant qu’il est accessible dès l’âge de 8 ans. En revanche, il est quelque peu coûteux vu son prix d’acquisition s’élevant à 30 euros, ajouté des frais d’abonnement mensuel à un euro ;
- Le compte de monnaie électronique de Pixpay, pour les 10 à 18 ans, qui se différencie par sa souscription facile et rapide et son coût raisonnable à 2,99 euros par mois.
Le compte signé Xaalys, quant à lui, est un compte en bonne et due forme, permettant même d’opérer des prélèvements mensuels en cas de besoin (paiement d’abonnement ou de forfait mobile). Le tout coûtant 10 euros à l’ouverture puis 2,99 euros par mois, sans engagement.
Il donne accès à une carte bancaire, mais offre aussi aux parents la possibilité de contrôler les paiements et retraits effectués via celle-ci (blocage et déblocage, limitations des opérations, plafonnement des dépenses…).
Pour ce faire, une application mobile composée de deux interfaces est mise en place, dont l’une réservée au titulaire mineur tandis que l’autre est dédiée aux parents.