Quid de la sécurité des règlements d’achats en ligne par carte bancaire ?
La peur de se faire piéger en payant sur internet avec une carte bancaire constitue l’un des freins majeurs au recours aux achats en ligne. Or, les chiffres sur la fraude contredisent ce cliché. En effet, le niveau d’escroquerie sur les paiements en ligne n’a jamais été aussi peu élevé d’après les résultats de l’étude menée par l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement de la Banque de France.
Le e-commerce pèse plus de 100 milliards
Dans l’Hexagone, le e-commerce est devenu incontournable, une situation qui a été favorisée par les mesures imposées pour freiner la pandémie. D’après la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad), 40 millions de consommateurs (soit 80 % des internautes) étaient passés par ce canal de vente l’an dernier.
Le montant des transactions a franchi la barre des 100 milliards d’euros, soit un bond de +12 % en un an. Et plus de 80 % des paiements ont été effectués par carte bancaire.
Le taux de fraude en repli
Beaucoup d’internautes hésitent encore à transmettre leur numéro de carte à un site marchand. Cependant, les résultats de l’étude de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement de la Banque de France ont de quoi rassurer.
Important En effet, le taux de fraude continue sa tendance baissière au fil des années, passant de 0,251 % en 2014 à 0,173 % en 2018.
Des dispositifs de sécurité de plus en plus perfectionnés
Ce recul de la fraude peut s’expliquer par l’efficacité des dispositifs de sécurité toujours plus innovants, comme les outils d’analyse des transactions ainsi que l’authentification telle que « 3D Secure » qui se débloque par l’activation d’un code à usage unique reçu par SMS.
Ce dernier mode de sécurisation est cependant appelé à être plus sophistiqué, car il ne semble pas assez sécurisé au regard des normes européennes.
Important Désormais, le code SMS pourrait peu à peu être remplacé par la biométrie (empreintes, forme du visage, voix, etc.).
Quant aux banques comme Société Générale, BNP Paribas ou Orange Bank qui sont obligées d’indemniser leurs clients victimes, elles vont plus loin en optant pour des cartes bancaires à cryptogramme dynamique qui font baisser considérablement le taux de fraude.
La vigilance est de mise
Dans tous les cas, la prudence reste le mot d’ordre. En cas de piratage des identifiants de carte bancaire et que ceux-ci sont utilisés à l’étranger, le risque de fraude est multiplié par 3,5 dans la zone SEPA et par plus de 6,5 dans le reste du monde.