De moins en moins de distributeurs automatiques dans les villes ?

Une personne qui effectue un retrait bancaire

Alors que La Banque Postale a élargi son réseau de DAB en France, les autres établissements bancaires préfèrent restreindre les leurs dans le but de réduire les coûts. Sachant que l’État veut que le cash reste tout de même disponible, les enseignes bancaires pensent augmenter les commissions interbancaires des retraits.

La Banque de France a dressé un rapport concernant le taux d’accès des populations aux espèces en métropole. Il en ressort que l’absence d’automates dans une commune devient un signe de désertification. Les enseignes bancaires estiment que le coût d’installation et d’entretien des DAB évolue sans cesse dans un contexte où de nouvelles solutions de règlement comme le paiement mobile émergent.

Quoi qu’il en soit, pour l’heure, à l’échelle européenne, le rapport stipule que l’Hexagone occupe la troisième place en termes de densité des réseaux derrière l’Angleterre et l’Allemagne. En considérant le nombre d’habitants en revanche, elle vient en sixième position.

Installer un automate a un coût

Fin 2018, la Banque de France a dénombré 52 697 DAB sur le territoire contre 55 629 fin 2015. Cette diminution est notamment observée dans les villes les plus peuplées, dans une volonté de rationaliser les coûts, les dépenses d’exploitation par distributeur s’élevant à 14 000 euros.

Si la désertification bancaire touche davantage certaines communes que d’autres, celles qui recensent moins de 500 habitants n’en sont pas du tout dotées. Selon le rapport, 31 millions de personnes résident dans une commune équipée de plus de 5 DAB.

Si les maires des communes craignent que cette tendance à la baisse nuise à l’attractivité de leur territoire, les enseignes sont prêtes à élever la commission de retrait interbancaire. Par exemple, le Groupement des Cartes Bancaires (GIE CB) aspire à la faire monter à 1 euro, sachant qu’elle s’établit actuellement à 0,57 euro.

D’autres acteurs bancaires n’ont pas hésité à mettre en place des solutions alternatives face à cette situation. En guise d’illustration, Brink’s a décidé d’adopter un modèle de service qui réduit les dépenses d’exploitation des DAB. Par exemple, le point de retrait installé dans la commune de Locmaria-Plouzané dans le Finistère induit un budget mensuel de 1 500 euros.

Les espèces ne sont pas encore près de disparaître

À l’heure où la carte bancaire et les nouveaux moyens de paiement incitent à la digitalisation des paiements, Agnès Pannier-Runacher n’hésite pas à mentionner l’importance de la gestion des espèces. Cette dernière, qui est la Secrétaire d’État auprès du ministre des Finances, note :

« Il faut accompagner ça en s’assurant que nous pouvons disposer de multiples points sur le territoire, qu’il s’agisse de La Poste, des Points verts du Crédit Agricole, des nouvelles technologies ou du « cash back » que nous avons autorisé pour les commerçants, pour s’assurer qu’au plus près des territoires les plus vulnérables disposent de cet accès ».

Agnès Pannier-Runacher.

De toute façon, le groupe d’études sollicité par la Banque de France est venu à la conclusion que l’argent comptant est encore tout à fait accessible sur le territoire français. Il relève plus de 23 000 points de retraits et 53 000 automates. La grande majorité (98,9 %) des personnes de plus de 15 ans vivent dans une commune où se trouve au moins un distributeur. Dans d’autres cas, elles se situent à moins d’un quart d’heure d’une commune qui en est dotée.

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