La blockchain est en croissance dans les pays africains
Dans les pays africains, la technologie se développe constamment. Ce terrain vierge est donc propice à l’émergence de certains produits technologiques tels que la blockchain, le e-commerce ou la finance informatisée. Des start-up et de grandes sociétés se sont déjà concentrées sur le continent afin de profiter de l’implantation de la cryptomonnaie.
L’Afrique présente un certain retard en matière de technologie, mais ces dernières années, elle essaie de se rattraper. Orange a profité de l’absence d’infrastructures technologiques pour développer son mobile banking et ses autres activités tandis que la blockchain émerge petit à petit sur le territoire africain.
À travers le continent, le secteur financier et le commerce opèrent des transformations digitales afin de répondre aux besoins de la population. En Tunisie, différentes structures et start-up collaborent afin d’offrir de meilleures prestations aux habitants.
D’ailleurs, c’est dans ce pays que la cryptomonnaie tient une place importante. Le développement d’Internet dans le continent devrait également promouvoir l’utilisation de la monnaie digitale et le développement des transactions électroniques.
L’Afrique est prête pour le développement technologique
En Afrique, l’absence d’infrastructures technologiques adaptées peut être un inconvénient comme un atout. De nombreuses innovations digitales comme le paiement sur mobile d’Orange s’y sont donc développées. Selon des statistiques, plus de 66 % de la population africaine n’ont pas de compte en banque ou de moyen de paiement en ligne.
Toutefois, 400 millions d’Africains disposent de téléphone leur donnant accès à des solutions de paiement telles qu’Orange Money, Airtel Money ou MTN Mobile Money. Avec ces solutions de paiement et le taux d’implantation d’Internet qui devrait atteindre 52 % dans tout le continent, le e-commerce africain se développe.
Outre le commerce en ligne, la blockchain se démocratise. Dans un continent ayant un grand besoin d’argent et de prêteurs de garanties, cette technologie permet des transactions rapides et la fluidification du circuit financier. Infalsifiable et sans organe de contrôle, la blockchain est un outil polyvalent.
Au Ghana, cette technologie est utilisée pour mettre en place un registre numérique de propriété fiable. Dans d’autres pays, elle permet de certifier les transactions d’achat et de vente de certaines denrées alimentaires comme le riz ou l’avoine.
La Tunisie est l’un des principaux pays africains à utiliser la blockchain
En Tunisie, DigitUS (une start-up recourant à la cryptomonnaie), Monetas (une entreprise suisse de logiciels) et la Poste Tunisienne ont lancé une application mobile. Axée sur les moyens de paiement, cette dernière permet aux utilisateurs d’envoyer et de recevoir de l’argent, mais aussi de régler leurs achats auprès d’un réseau de commerçants.
Cet outil recourt à l’e-dinar, une cryptomonnaie stockée sur un portefeuille DigiCash. Il emploie également la technologie de la blockchain afin de valider les échanges d’argent entre les utilisateurs.
Cette application n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la transformation digitale en Tunisie. La Poste, garante de l’intégration financière et sociale dans le pays, assure également la promotion des services numériques. Ainsi, elle a assuré l’entrée du e-commerce en Tunisie.
Ailleurs en Afrique, on retrouve le WeCashUp. Présentant une interface unique, cette API est très utile aux e-commerçants. Grâce à elle, ils peuvent récupérer des paiements et les stocker sur un compte bloqué ou réaliser des transferts de paiement automatisés. Avec cette API, les e-commerçants profiteront d’un système simple et sécurisé prenant en compte les différents porte-monnaie électroniques disponible en Afrique.