Qu’implique le gel des tarifs de l’année 2019 pour les banques ?
Après s’être entendus avec le gouvernement, les établissements financiers se sont engagés à ne pas augmenter les tarifs pour l’année 2019. Face à la politique commerciale attractive des banques digitales, les grands réseaux n’ont pas manqué de s’y atteler. Qu’en est-il de celles qui doivent engager davantage de dépenses pour entamer leur virage numérique ?
Pour les bénéficiaires de l’offre spécifique visant à accompagner les personnes en situation de fragilité financière, les commissions d’intervention sont désormais limitées à 25 euros.
En revanche, le gel des tarifs prévu pour cette année profitera à tous les clients bancarisés. Jusqu’à nouvel ordre, les éventuelles augmentations font l’objet d’un moratoire. Ces mesures visent à rehausser le pouvoir d’achat des ménages, moyennant un manque à gagner de 600 millions d’euros au plus pour les enseignes bancaires.
Mais les établissements bancaires aspirent à adapter leurs structures aux évolutions des pratiques des consommateurs. Ceux qui détiennent des agences physiques à leurs actifs pourront voir leurs dépenses de fonctionnement s’élever.
Les Français plébiscitent les services accessibles en ligne
D’une manière générale, les banques à distance se démarquent par leur disponibilité : les clients peuvent entrer en contact avec des conseillers (via chat, courrier ou téléphone) suivant des horaires souples, en plus de bénéficier de prestations qualitatives. Elles se distinguent aussi par la praticité que leurs services procurent aux usagers. Aucun déplacement n’est nécessaire, y compris lorsqu’il s’agit de créer un compte.
Par ailleurs, ces banques sont réputées pour l’accessibilité de leurs tarifs, qu’elles doivent à la faiblesse de leurs coûts de gestion. Nombre d’entre elles ne prélèvent pas de frais de tenue de compte.
Certaines enseignes digitales délivrent gratuitement des cartes de retrait. Cela dit, elles demeurent les plus compétitives du marché, malgré la volonté des banques traditionnelles de suspendre la hausse des tarifs pour cette année.
Les banques classiques face à un dilemme
Supervisé par le CCSF, l’Observatoire créé pour suivre l’évolution des tarifs dans le secteur bancaire a indiqué une diminution des frais liés aux services en ligne. Il en est de même pour les prestations automatisées, selon le rapport publié au mois d’octobre 2018.
Toujours est-il qu’une vingtaine d’enseignes prélèvent des frais d’abonnement annuels qui oscillent entre 12 et 50 euros à peu près sur les services proposés à distance. Des frais bancaires peuvent être également facturés en cas d’incident de paiement.
Face à un secteur bancaire en pleine mutation, les banques doivent transformer leurs métiers, de manière à accélérer la révolution numérique. Cette résolution vise à répondre au mieux aux besoins des clients, toujours plus exigeants. L’heure est à la dématérialisation des opérations bancaires, grâce au déploiement des applications mobiles.
Dans cette circonstance, les établissements bancaires classiques peuvent être amenés à accroître leurs coûts de fonctionnement. Reste à savoir si cette adaptation induira à un changement dans la grille tarifaire des agences.