Le moyen de paiement préféré des français reste la carte bancaire
Selon un récent sondage IFOP, 80 % des Français ne se séparent jamais de leur carte bancaire et la préfèrent nettement au cash pour les paiements. Ce succès devrait se poursuivre avec la dématérialisation progressive des transactions financières, l’essor de la technologie sans contact et le développement des services des banques en ligne.
La carte bancaire préférée au cash pour les paiements
D’après l’enquête IFOP,
« 95 % des Français ayant réglé leurs achats par carte bancaire au cours de l’année écoulée ont utilisé la méthode classique avec code confidentiel ».
Le cash et le chèque suivent au classement des moyens de paiement les plus courants, réunissant respectivement 93 % et 73 % des suffrages. Ce dernier est à égalité avec le « sans contact », qui a connu une croissance fulgurante. Fait notable, cette progression est portée par les consommateurs les plus aisés (84 % contre 64 % pour les usagers moins fortunés) et les CSP+ (87 %).
D’autres modes de règlement sans contact existent, soit via une application mobile soit via un porte-monnaie électronique, mais ils ne séduisent que 10 % de la population, principalement les jeunes urbains modestes.
53 % des personnes n’ayant jamais eu recours au sans contact justifient leur réticence par la question de la sécurité des transactions, tandis que 35 % redoutent de perdre la maîtrise de leurs achats. Le problème est donc davantage psychologique, puisque ces derniers possèdent l’équipement nécessaire et connaissent ces nouveaux moyens de paiement.
Les petits soucis liés à l’utilisation de la carte bancaire
Le sondage révèle que
« 84 % des Français préfèrent la carte bancaire au liquide, sachant que 82 % des consommateurs gardent leur CB sur eux en permanence ».
La répartition des CSP et catégories de personnes au sein de cette population est similaire à celle des adeptes du sans contact. 86 % des CSP+ et 92 % des répondants appartenant aux catégories aisées ne se déplacent jamais sans leur carte. Ces pourcentages ne sont que de 68 % et 70 % chez les ouvriers et les ménages modestes.
Malgré sa popularité, la carte bancaire cause bien des soucis aux utilisateurs.
- Le blocage est la première mésaventure citée, pour 38 % sans dépassement de plafond, et pour 37 % après franchissement de la limite autorisée.
- Un quart des sondés se sont vus bloqués après la saisie d’un code erroné, tandis que 25 % et 14 % respectivement ont perdu ou se sont fait voler leur CB.
Heureusement, les banques en ligne permettent de résoudre rapidement de telles situations. En effet, il est possible de faire immédiatement opposition sur Internet au lieu d’appeler un centre dédié comme l’exigent les établissements traditionnels. Il est également possible de demander la réédition du code à distance, et ce service est gratuit chez certaines enseignes.
Les banques en ligne, moteur de l’essor de la carte bancaire
La faiblesse des frais bancaires est d’ailleurs l’argument phare des acteurs en ligne. Pourtant, en 20 ans, à peine 20 % des Français détiennent un compte dans ce type d’établissement. Là encore, les différences liées à la situation socioprofessionnelle sont nettes avec 37 % d’usagers parmi les CSP+ et seulement 14 % chez les ouvriers. Et alors que les enseignes en ligne sont réputées plus économiques, elles attirent moins les personnes plus pauvres.
De plus, les banques en ligne jouissent d’une excellente image, en matière de praticité, de tarifs, d’efficacité, de sécurité et d’accessibilité en cas de problème.
Pour l’IFOP,
« Le développement des banques en lignes ne peut que profiter à celui des moyens de paiement digitaux ».
Néanmoins, le sondage fait apparaître un autre enjeu de taille : la fracture entre les CSP et le niveau de vie des clients qui utilisent couramment la CB et les services web. Paradoxalement, les catégories financièrement plus fragiles accusent un retard, alors qu’ils ont l’opportunité de payer moins cher.
Important Leur basculement vise donc non seulement à redonner du pouvoir d’achat à ces derniers, mais également à favoriser leur inclusion dans les nouvelles pratiques bancaires.