Pourquoi les néobanques rencontrent-elles du succès sur le territoire français ?
Les enseignes digitales ont su se faire une place dans le paysage bancaire, qui est actuellement en pleine mutation, à l’heure de la transformation numérique. Mais elles doivent désormais composer avec les nouveaux arrivants que sont les néobanques. Le cabinet KPMG relève trois fois plus de banques mobiles qu’il n’y en avait il y a trois ans.
D’un point de vue théorique, les néobanques ont un statut différent des banques classiques. Ces banques mobiles sont connues comme étant des établissements de paiement. Telle est la fonction que leur attribue l’organe de surveillance du secteur bancaire.
Le cabinet KPMG a constaté que ces enseignes entièrement digitales attiraient particulièrement les jeunes mobinautes connectés, sachant qu’elles totalisent plus de 2,6 millions d’usagers. Le cabinet en recense 18 dans l’Hexagone.
Parmi elles figure la banque de l’opérateur français de télécommunications Orange. KPMG révèle que six acteurs devraient s’implanter sur le marché d’ici deux ans. Subsisteront-ils longtemps dans le secteur bancaire ?
Les nouveaux arrivants ciblent aussi les plus jeunes et les plus fragiles
EtudeD’après une étude réalisée par le cabinet de conseil KPMG et qui a été rendue publique le 18 juillet dernier, la clientèle des néobanques regroupe des profils diversifiés, qui ne sont pas seulement des particuliers. Les travailleurs indépendants et les autoentrepreneurs comptent aussi parmi leurs cibles.
Parmi les clients figurent des publics financièrement fragiles ou tout simplement de personnes vivant de faibles revenus. En effet, les tarifs proposés sont des plus compétitifs, y compris lorsqu’il est question de paiements en devises étrangères. Les clients les plus aguerris viendraient même jusqu’à créer une multitude de comptes pour pouvoir réaliser des économies.
Mais le cabinet précise surtout que les banques mobiles séduisent la génération Y. Cette dernière attend des acteurs bancaires davantage de rapidité dans les opérations et plus de simplicité dans les procédures. Justement, les néobanques proposent des applications mobiles à leurs usagers, en plus d’êtres présentes sur les réseaux sociaux.
Une offre accessible et peu coûteuse qui complète les services des banques classiques
KPMG opine que les Fintech connaissent un véritable essor en France. Elles doivent leur succès non seulement à la faiblesse des coûts, frais bancaires notamment, mais aussi à l’accessibilité de leurs offres. En effet, la création d’un compte n’est pas conditionnée par les revenus.
De plus, les personnes fichées à la Banque de France peuvent y ouvrir un compte. Immédiatement opérationnels, les « néocomptes » peuvent être souscrits en ligne ou en bureau de tabac comme le propose Nickel.
Telles sont les principales différences avec les filiales en ligne des établissements traditionnels. Est-ce la raison pour laquelle les agences bancaires ferment progressivement leurs portes ?
En dépit du succès de Revolut, de N26 ou de C-zam auprès des Millennials, le cabinet souligne que, pour l’heure, l’offre des néobanques ne fait que compléter celle des établissements classiques. Certains clients sont intéressés par les services novateurs proposés par les banques mobiles sans pour autant en faire leur enseigne principale.