Les banques veulent sauver les DAB
Alors que leur usage ne cesse de décliner, les distributeurs automatiques de billets (DAB) sont de plus en plus coûteux à entretenir. Pour autant, les banques n’ont aucunement l’intention de les supprimer, au risque de pénaliser les clients qui continuent à les utiliser. Ainsi, pour sauver les DAB, les établissements bancaires réfléchissent à revoir leurs commissions à la hausse.
Parce que les retraits se font de plus en plus rares !
Même si des études montrent que les Français sont toujours attachés à l’argent sous sa forme physique, les nouveaux modes de paiement ont été adoptés par le plus grand nombre et le cash tend à disparaitre progressivement.
Les paiements sans contact, par carte ou par l’intermédiaire d’un compte mobile semblent désormais bien ancrés dans les mœurs. Et même si ceux-ci occasionnent des frais bancaires supplémentaires (qui ne sont pas non plus dispendieux), les clients sont séduits par leur aspect pratique.
Important Ils les trouvent aussi plus sécurisants parce que ces modes de paiement innovants leur évitent d’avoir à transporter d’importantes sommes d’argent liquide sur eux.
Les DAB commencent à coûter plus cher qu’ils ne sont utiles !
Puisque, en dépit du succès des paiements digitaux, les Français ne souhaitent pas la disparition du cash, les établissements bancaires sont obligés de sauver les distributeurs automatiques. Or, il leur faut assurer l’entretien de ces machines.
Important Les banques ne veulent pas faire payer davantage les clients, donc, pour dégager un budget supplémentaire et réparer les distributeurs défectueux, l’idée d’augmenter la commission de retrait a été avancée.
Cette commission, c’est la somme payée par la banque du client détenteur de la carte à la banque gestionnaire du distributeur.
Son montant n’a pas évolué depuis 2011, à savoir 0,57 euro. Certains établissements militent pour que celui-ci soit ramené à 1 euro.
Mais même en passant à un euro, la commission n’empêchera pas l’exploitation à perte des distributeurs automatiques de billets. Néanmoins, cela permettra d’amortir un peu les coûts liés à leur entretien, tout en préservant l’intérêt des utilisateurs.