Les néobanques européennes intègrent désormais la rentabilité dans leur projet de développement
Les néobanques sont connues pour avoir de la peine à rentabiliser leur activité. Cela dit, elles réussissent souvent à impressionner par leur capacité à séduire les consommateurs et à convaincre les investisseurs. Ces acteurs envisagent désormais d’utiliser ces leviers pour atteindre la rentabilité sur le moyen terme, à commencer par cette année pour certains.
Revolut fait actuellement partie des quatre principaux acteurs du secteur des néobanques en France. La start-up britannique rivalise notamment avec les deux plus grandes enseignes locales, Nickel (BNP Paribas) et C-zam (Carrefour Banque), ainsi que la banque mobile allemande N26. La nouvelle génération de banques mise généralement sur la gratuité des services pour séduire les consommateurs.
Toutefois, ces Fintech ne disposent pas toutes des ressources nécessaires pour tenir cette promesse. En tout cas, Revolut peut compter sur le soutien de ses investisseurs historiques pour rester concurrentielle. D’ailleurs, la jeune pousse vient de lever 500 millions de dollars auprès de ses partenaires, augmentant ainsi sa valorisation à 5,5 milliards de dollars.
Des atouts non négligeables
Dès leur arrivée sur le marché, les néobanques ont été très prisées du grand public en raison de leurs tarifs attractifs. D’ailleurs, les particuliers ont souvent la possibilité d’ouvrir leur compte bancaire et d’accéder à des services de base gratuitement. Ils peuvent ensuite bénéficier de fonctionnalités supplémentaires, moyennant un abonnement mensuel de 7,99 à 13,99 euros.
Comme ses principaux concurrents sur le marché, la Fintech britannique Revolut est essentiellement portée par les performances de son application. Cette dernière comprend diverses fonctionnalités telles que la carte bancaire virtuelle, l’arrondi de paiement, les changes, la budgétisation, le cashback…
Elle propose également un système de virement instantané vers les contacts de l’utilisateur et plusieurs comptes en devises. Cette dernière option est particulièrement intéressante lors de déplacements à l’étranger.
Les voyageurs bénéficient par ailleurs de diverses offres avantageuses sur les opérations en devises, dont les virements internationaux, les paiements illimités et les retraits à des tarifs concurrentiels.
En outre, Revolut a lancé une offre multidevise adaptée aux globe-trotters et aux professionnels. De plus, la start-up s’efforce de maintenir la tarification avantageuse qui a fait son succès dans le secteur. Se démarquant par ses prestations aussi innovantes que complètes, elle dispose de tous les atouts pour devenir rentable cette année.
Une revalorisation décisive pour l’expansion de la néobanque
Même si 5,5 milliards de dollars représentent déjà une somme importante, Revolut est encore surclassée par de nombreux acteurs du secteur en termes de valorisation. Par exemple, celle de Chime s’élève à 5,8 milliards de dollars tandis que Nubank atteint les 10 milliards de dollars. Quoi qu’il en soit, toutes ces enseignes ne sont pas près de devancer Stripe. En effet, la start-up américaine est valorisée à hauteur de 35 milliards de dollars environ.
Néanmoins, Revolut a déjà dépassé sa plus grande rivale N26, qui affiche une valorisation de 3,5 milliards de dollars. D’après le cabinet d’expertise CB Insights, la néobanque britannique a réussi à s’imposer parmi les plus grandes enseignes sur le marché mondial grâce à sa dernière levée de fonds.
Pour ce tour de table, elle a été principalement soutenue par le fonds Technology Crossover Ventures (TCV). Ses investisseurs historiques y ont également participé, notamment Sprints, DST Global, Lakestar et Ribbit Capital. Au terme de cette opération, la Fintech a pu récolter 500 millions de dollars.
Forte de cet apport en capital, Revolut envisage de renforcer son expansion à l’international, notamment aux États-Unis, au Japon, à Singapour et en Australie. La jeune pousse pourra ainsi proposer ses services dans une trentaine et multiplier par deux le nombre de ses clients.