Les Bigtech représenteraient-elles une menace pour la stabilité financière ?

un professionnel en train de gérer les finances

Juste après l’annonce du projet Libra, la BRI (Banque des règlements internationaux) a émis des réserves concernant l’entrée des Bigtech dans le domaine de la finance. La banque des banques centrales a toujours reconnu l’importance de la concurrence dans le secteur bancaire. Toutefois, il est indispensable de rester vigilant par rapport à l’impact de ce type d’initiative sur la stabilité financière.

En principe, la concurrence bancaire encourage l’innovation et implique des bienfaits sociétaux. Toutefois, elle incite les acteurs du secteur à prendre des risques pour augmenter ou maintenir leurs parts de marché.

Avec moins de concurrence en revanche, les banques deviennent plus profitables, se montrent plus prudentes et disposent ainsi d’une base solide. Elles préservent donc la stabilité financière.

Le débat se complique lorsque les Bigtech envisagent de se lancer dans la finance. En effet, contrairement aux Fintech qui se concentrent sur les services financiers, ces entreprises technologiques dépassent de loin le cadre du secteur bancaire. Ainsi, il serait inapproprié de les soumettre à la même régulation que les banques.

Notre sélection des promos
La sélection meilleurtaux
240 € Offerts
Monabanq
Voir l'offre
Voir l'offre
La sélection meilleurtaux
220 € Offerts
Fortuneo
Voir l'offre
Voir l'offre
La sélection meilleurtaux
160 € Offerts
Société Générale
Voir l'offre
Voir l'offre
La sélection meilleurtaux
150€ Offerts
BoursoBank
Voir l'offre
Voir l'offre
Je compare les offres bancaires

Des bases de données incommensurables

Les données bancaires sont insignifiantes par rapport aux informations dont disposent les Bigtech à travers le Big Data. En tout et pour tout, les banques n’ont accès qu’aux données transactionnelles, sous certaines conditions strictement réglementées.

Les Bigtech, en revanche, obtiennent chaque jour une immense quantité de données personnelles provenant des requêtes de recherche, des plateformes de e-commerce ou encore des réseaux sociaux.

En entrant dans le secteur des paiements, ces entreprises acquièrent des informations liant les individus avec les entreprises ou entre eux, avec tous les détails sur ce nouveau réseau d’interactions. Ces données seront utilisées pour du ciblage marketing, mais également pour de nouveaux services comme le credit scoring.

Les Bigtech auront ainsi la possibilité de :

  • lier les informations de paiement ou d’achat du consommateur ;
  • ses habitudes de consommation ;
  • ses relations avec les commerçants, mais aussi le chiffre d’affaires de ces derniers…

Actuellement, les moteurs de recherche ont déjà ce potentiel. Toutefois, découvrir ces connexions requiert encore, pour l’instant, des recoupements de données supplémentaires.

En raison de la réglementation en vigueur, les banques n’ont pas le droit d’exploiter ces externalités (c'est-à-dire lier les données des autres plateformes aux informations bancaires). En effet, la plupart des législations en vigueur visent à séparer les activités bancaires des activités commerciales. De plus, les banques devraient surmonter les obstacles techniques liés à l’obsolescence de leurs systèmes.

Selon la BRI, les Bigtech seraient plus efficaces que les banques dans le credit scoring. Par ailleurs, la banque des banques centrales mesure l’apport sociétal de leur arrivée dans la finance, puisque les smartphones sont plus accessibles que les comptes bancaires.

Ces entreprises peuvent ainsi être bénéfiques pour les populations peu bancarisées, non éligibles à des emprunts (entreprises en milieu rural…). De plus, les Bigtech ont virtuellement des moyens de pression plus efficaces pour le remboursement des emprunts, par l’exclusion de la personne concernée de leur immense écosystème. Les banques, quant à elles, ont encore besoin de garanties, de collaborer avec des entreprises, etc.

En somme, les banques et les Bigtech disposent de forces et de ressources inégales. Ces dernières bénéficient d’un immense potentiel grâce à leurs technologies, à leurs bases de données et surtout au vide juridique actuel concernant leurs cas. Cette situation risque de nuire gravement aux banques et même aux Fintech.

Je compare les offres bancaires

Le parcours des Bigtech vers la finance

Outre Libra (surnommée Facebook Coin), certaines Bigtech ont également développé des projets de banques en ligne, seuls ou en collaboration avec un établissement financier réputé. Dans tous les cas, elles ambitionnent clairement d’étendre leur activité dans l’univers de la finance.

Dans un sens, la diversification des Bigtech vers les services financiers était inévitable. En effet, elles se sont lancées sur le marché des paiements pour réduire la méfiance entre acheteurs et vendeurs en ligne. Leurs services se déclinaient sous deux formes. La première repose sur des systèmes classiques de tiers à l’instar des cartes de crédit (comme PayPal, Google Pay, Apple Pay…). La seconde est spécialement conçue par les Bigtech pour un usage en interne (services de type We Pay, Alipay, M-Pesa…).

Avec ces deux modèles, les Bigtech n’étaient pas encore intégrées au réseau de paiement interbancaire. Ainsi, elles dépendaient encore des banques. Même avec une solution propriétaire, elles avaient besoin de ces institutions financières pour effectuer les versements effectifs dans les transactions, alimenter en liquidité les comptes de leurs utilisateurs…

Les Bigtech ont progressivement pris conscience de leurs atouts dans le domaine de la finance à travers les paiements et les transactions transfrontalières. Elles ont avant tout développé ces services à la demande des utilisateurs, car les acteurs traditionnels étaient assez inefficaces. Leurs performances étaient discutables dans la durée des traitements, la vérification de la réception des fonds…

D’un autre côté, il est assez logique que les Bigtech du e-commerce se soient déjà essayées aux prêts aux particuliers ou aux petites entreprises. Conformément à ce modèle économique, il s’agissait surtout d’emprunts et de lignes de crédit à court terme. Ce système s’est notamment développé dans les pays avec un revenu élevé par habitant et un marché financier peu concurrentiel.

Enfin, un des blocages évoqués pour l’entrée des Bigtech sur le marché des crédits était leur faible capacité à se financer grâce aux dépôts de particuliers. Toutefois, la situation est sur le point de changer si elles intègrent l’univers de la finance. Néanmoins, pour l’instant, ces entreprises se contenteront de proposer des services financiers en collaborant avec de grandes banques.

Dans ce contexte, la Bigtech se chargera d’évaluer la solvabilité de l’emprunteur grâce à sa technologie et sa base de données. Les banques, de leur côté, accorderont l’argent et effectueront un suivi opérationnel des emprunts. Cela dit, le blocage reste discutable, vu la capacité financière de ce type d’entreprise.

Archives

Tout Meilleurtaux dans votre poche Meilleurtaux Reprenez le pouvoir sur votre budget

Faites des économies, suivez l’activité de vos comptes et simulez un achat immobilier ou un crédit consommation.

Meilleurtaux Placement Reprenez le pouvoir sur votre épargne.

Suivez la performance de tous vos contrats (assurance vie, retraite, immobilier, défiscalisation) et re-versez facilement. Garantie 0 paperasse.

Meilleurtaux Partenaires L’application gagnante pour les professionnels.

Augmentez votre chiffre d’affaires immobilières, gagnez en efficacité lors des premières visites, développez votre business au delà de l’immobilier et travaillez votre image et votre réputation.

application meilleurtaux
fraude Vigilance fraude et accompagnement

Attention, vous pouvez être sollicités par de faux conseillers Meilleurtaux vous proposant des crédits et/ou vous demandant de transmettre des documents, des fonds, des coordonnées bancaires, etc.
Soyez vigilants · Meilleurtaux ne demande jamais à ses clients de verser sur un compte les sommes prêtées par les banques ou bien des fonds propres, à l’exception des honoraires des courtiers. Les conseillers Meilleurtaux vous écriront toujours depuis une adresse mail xxxx@meilleurtaux.com
Vous avez un doute sur l’un de vos contacts ou pensez être victime d’une fraude ? Consultez notre guide.