La révolution au sein des banques et ses conséquences
Révolution numérique, fintechs, néo-banques… Dernièrement, ces termes reviennent très souvent. En effet, le monde de la banque est à un tournant de son histoire : les banques en ligne se multiplient et les agences doivent se réinventer. Les outils et les méthodes de transaction sont également en train de changer, ce qui n’est pas sans conséquences.
Les agences vacillent, mais tiennent bon
Important En l’espace d’une décennie, le taux de fréquentations des agences bancaires a dégringolé, passant de 62 % en 2007 à seulement 15 % en 2016.
Et en interne, les salariés commencent également à ressentir une certaine lassitude. Ils se plaignent d’avoir trop de travail et pas assez de moyens ou d’outils pour mener à bien les tâches qui leur sont confiées. Ajoutée à cela la pression du résultat qui pèse sur eux en permanence.
Selon l’avis des spécialistes,
« Beaucoup d’emplois au sein des banques sont en train de disparaitre et ce n’est qu’un début ».
Faute d’effectif suffisant, de moyens et de marge de manœuvre, beaucoup d’agences vont mettre la clé sous la porte afin de permettre à leur maison-mère de réduire leurs coûts.
BNP Paribas, par exemple, au lieu d’implanter des agences partout en France, a préféré lancer sa filiale en ligne Hello Bank, laquelle répond mieux aux attentes des abonnés.
La digitalisation est inéluctable
Si les agences se tournent progressivement vers le numérique, c’est parce qu’elles n’ont pas d’autres choix si elles veulent rester compétitives.
Les exigences des clients ont changé et d’autres besoins sont apparus en même temps que les évolutions technologiques. Les clients réclament de la part de leur banque plus de proximité et d’accompagnement, mais également plus de vitesse dans les transactions.
Important Ils veulent minimiser autant que possible les déplacements en agence et souhaitent avoir la possibilité d’effectuer la majorité des opérations depuis leur ordinateur ou leur Smartphone.
Pour les banques, la seule solution consiste à dématérialiser au moins une partie de leurs services. Si elles y parviennent, elles auront un sacré avantage sur leurs homologues en ligne, grâce aux conseillers qu’elles mettront à la disposition de leurs clients.
Car à l’heure où la révolution numérique tente de s’imposer, les clients ne sont pas encore disposés à renoncer aux contacts humains, en l’occurrence à la relation banquier – client.