Un second trimestre plus rentable que prévu pour la Deutsche Bank
Les résultats préliminaires de Deutsche Bank ont dépassé toutes attentes en affichant des performances plus élevées que celles prévues au second trimestre de cette année 2018. En glissement semestriel, le bénéfice imposable enregistré par cette entité a atteint une unité de milliard d’euros. Les détails sur ces performances seront publiés vers la fin de ce mois.
La première banque de l’Allemagne, Deutsche Bank, publie ses premiers bilans en ce qui concerne ses revenus pour le deuxième trimestre de cette année. Contre toutes attentes, les résultats ont considérablement dépassé les prévisions.
Les performances ont atteint le double des moyennes anticipées pour le bénéfice imposable ainsi que le bénéfice net. En un semestre complet, cet établissement financier devrait enregistrer un peu plus d’un milliard d’euros de profits.
Les enseignes bancaires françaises, quant à elles, ont encore certains investissements à réaliser. Plusieurs initiatives doivent en effet figurer dans leur plan d’action en vue de favoriser leur croissance. Les banques numériques se sont démarquées, avec des résultats nettement meilleurs que ceux des structures traditionnelles.
Les résultats sont nettement supérieurs aux attentes
Le leader du secteur financier en Allemagne, Deutsche Bank, publie les résultats préliminaires de ses revenus pour le second trimestre de cette année. Le constat semble plus satisfaisant que prévu.
Dans les détails, la banque s’attend à un bénéfice net s’élevant à 400 millions d’euros et un bénéfice imposable de 700 millions d’euros. Pourtant, les prévisions de ces rubriques ont affiché respectivement 159 et 321 millions d’euros. Le bénéfice brut pour les six premiers mois de cette année devrait s’établir aux alentours des 1,15 milliard d’euros.
Si les anticipations ont révélé un consensus à 6,4 milliards d’euros de revenu pour le deuxième trimestre, le montant s’est finalement chiffré à 6,6 milliards dans cette étude. La banque d’investissement et de financement du groupe a enregistré des résultats à 3,5 milliards d’euros contre un recul anticipé de 15% sur la rentabilité du trading et une croissance de 2% pour le rendement de l’Origination et conseil.
Concernant les dépenses hors intérêts, la banque allemande a prévu 5,8 milliards d’euros tandis que les précédents calculs ont affiché 6 milliards d’euros de charges. L’enseigne prévoit un ratio de fonds propres durs à 13,6%, en progression de 0,3 point comparé à la moyenne anticipée.
Des prises d’initiatives sont de mise du côté des banques françaises
D’après la société de notation financière Standard & Poor’s, les enseignes bancaires de l’Hexagone doivent entreprendre un certain nombre de démarches pour assurer leur développement. En ce sens, deux actions sont de mise.
La première est de booster leur productivité. Ce qui signifie un accroissement de leurs rendements. Les banques françaises seront par la suite contraintes de favoriser leur transformation digitale. Cette opération nécessite néanmoins des dépenses considérables.
Cependant, cette agence vante les atouts des établissements financiers français, dont la diversité des offres à la portée de la clientèle. Ainsi, ils sont moins vulnérables aux effets des taux d’intérêt qui sont à un niveau plancher. Cette situation concerne particulièrement la banque de détail.
En outre, ces groupes bancaires sont confrontés à un autre défi : celui de développer leur portefeuille clients. Le constat du cabinet international de conseil en stratégie et management, Bain & Company, démontre que les acteurs traditionnels ont, depuis près de trois ans, enregistré des résultats peu notables concernant les nouvelles adhésions.
Les banques en ligne, quant à elles, se distinguent du lot. En effet, ces organismes ont affiché un taux de recrutement net de 10,4% entre 2015 et 2017. Ce ratio représente environ 194 000 nouveaux utilisateurs enregistré chaque année.