L’utilisation de l’argent liquide par les Allemands baisse sensiblement à cause de l’épidémie
Avant le coronavirus, les consommateurs allemands n’étaient pas adeptes des paiements par carte. Pour limiter les contaminations, ils ont été contraints de modifier leur comportement, et de ce fait, d’utiliser le moins possible l’argent liquide. Le volume des transactions en cash a ainsi diminué de manière significative pour 2020, et selon l’association nationale des banques coopératives du pays, les paiements sans numéraires ont augmenté de +48 % en mai 2020.
Il s’agit d’une situation inédite en Allemagne étant donné que sa population se méfie des paiements par carte pour des raisons de sécurité. D’ailleurs, il y a encore quelques années, un grand nombre de commerçants acceptaient uniquement l’argent liquide.
Les paiements par carte largement adoptés depuis quelques mois
Afin de limiter les risques de contamination, le gouvernement allemand a recommandé aux consommateurs d’éviter autant que possible la manipulation des billets et des pièces de monnaie.
Le volume des transactions en espèces a ainsi diminué depuis le début de la crise sanitaire entraînant une forte hausse des paiements par carte.
Important Par rapport à l’année précédente sur la même période, les paiements sans numéraires ont progressé de +48 % en mai.
La carte bancaire est alors devenue le moyen de paiement le plus utilisé dans ce pays européen en 2020.
D’après une étude d’Euromonitor, les transactions en espèces devraient régresser de -34 % entre 2019 et 2025. En revanche, le volume des transactions par carte enregistrerait une hausse de +28 %.
Un signe de confiance dans la protection des données personnelles
Le manque de confiance dans la protection des données personnelles est l’une des raisons principales qui incitaient les Allemands à régler leurs achats en espèces. Pour eux, l’utilisation de cartes les expose au traçage et à la surveillance, et pourrait porter atteinte à leur vie privée, mais les avancées technologiques ont réussi à atténuer leurs craintes.
D’autre part, les nouvelles générations éprouvent moins de résistance au changement et ne se soucient pas trop de la protection de leurs informations privées.
Et afin d’accélérer le changement, le gouvernement a doublé la limite des transactions autorisée pour les paiements sans contact, laquelle est passée de 25 à 50 euros.