La sphère financière française se retrouve à la croisée des chemins
Si les banques traditionnelles avaient autrefois le monopole des services et des produits financiers en France, ce n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, de plus en plus de start-ups se lancent désormais sur le marché, traitant de sujets simples comme les moyens de paiement jusqu’aux plus complexes, à l’image de la gestion de portefeuille.
Le paysage financier en France a bien changé au cours des dernières décennies. Si les Français avaient pour habitude de s’adresser à des banques pour des services ou produits financiers, ils peuvent aujourd’hui se tourner vers d’autres acteurs.
Bien des start-ups ont investi le milieu de l’assurance, du conseil financier, des moyens de paiement, de la gestion de patrimoine, etc. Mieux encore, ces Fintech leur proposent des conditions plus avantageuses et des offres sur-mesure. Pour autant, les banques ne sont pas inquiètes à ce sujet. Elles estiment que la menace viendrait plutôt des GAFAM, plutôt que de ces Fintech.
Les Fintech, ces institutions qui cassent les codes
Le monde de l’assurance, de la gestion de portefeuille, dans les moyens de paiement et autres ont longtemps répondu a des codes précis. Les Fintech ne s’en cachent pas, elles ont l’ambition de révolutionner tout cela.
Rien qu’au niveau des dénominations, la disruption est frappante. Si autrefois les institutions se dotaient de noms très sérieux et très professionnels, les Fintech optent pour des noms de fruits, de légumes ou même de prénoms comme Alan, Lydia, Max, etc.
Cela transparaît également sur leur stratégie, dopée aux nouvelles technologies. Désormais, les cryptomonnaies, l’intelligence artificielle et bien d’autres éléments forment le panorama.
Qu’en sera-t-il demain ?
Il est évident que les Fintech n’en sont qu’à leurs débuts. Dans quelques années, il ne serait pas étonnant de voir ces start-ups jouer un rôle encore plus important dans la sphère financière française : l’assurance, les moyens de paiement, le conseil, etc. D’ailleurs, la législation est déjà en train d’évoluer dans ce sens. Le directeur innovation et Fintech chez Gide Loyrette Nouel, Franck Guiader, explique :
« Nous avons en France un environnement économique et réglementaire favorable à l’essor des services Fintech. Il faut maintenant passer à la vitesse supérieure côté financement pour leur donner les moyens de se déployer à grande échelle, y compris au niveau européen ».
Franck Guiader.
Cette mesure s’est avérée payante pour les Fintech, dans la mesure où le premier semestre 2018 a déjà permis de lever 200 millions d’euros.
Les banques davantage préoccupées par les GAFAM
Les banques ne considèrent pas l’intervention des Fintech sur le marché comme une intrusion. Franck Guiader ajoute que ce sont plutôt Google, Facebook, Amazon et Microsoft qui créent l’inquiétude
:
« Les banques n’ont pas peur des Fintech. Le danger vient plutôt des Gafam, qui détiennent l’information sur les clients, ce nouvel or ».
Franck Guiader.