La majorité des Marocains n’a pas encore recours au système bancaire
Dans une étude menée par la Banque mondiale l’an passé, il apparaît que le Maroc possède une forte capacité de développement en ce qui concerne le nombre d’utilisateurs des services bancaires et financiers. Ils sont encore peu nombreux alors que l’économie est florissante. En effet, la population du Royaume continue de faire face à des obstacles pour accéder à ce type de prestations.
Des liens à mettre en place
De nombreux Marocains n’ont pas connaissance des services proposés par les banques et sont méfiants face aux éléments comme les frais de tenue de compte.
Important Une grande partie de la population vit dans les zones rurales et se montre encore suspicieuse par rapport à tous types de propositions de services financiers.
Un quart des personnes interrogées a d’ailleurs déclaré avoir
eu des problèmes avec ce genre de prestations et se sentir souvent impuissant en cas de soucis.
Important En ce qui concerne les entreprises, surtout les TPE et PME, les obstacles ne sont pas les mêmes. Mais quoi qu’il en soit, le manque de confiance et de connaissances semble également constituer un frein important.
Lorsque les Marocains ont recours aux services financiers, ils effectuent souvent des choix judicieux, mais une part non négligeable de la population fait face à des situations difficiles avec de faibles revenus.
Le manque de moyens est majoritairement invoqué
Une autre raison avancée pour expliquer la faible bancarisation du Maroc est le niveau insuffisant de ressources des ménages. Concernant les entreprises, il semble que ce soit également un facteur décisif pour certaines. Pour les particuliers qui utilisent des services financiers, ces derniers se tournent généralement vers les solutions informelles qui se déploient en petits réseaux.
De plus, l’augmentation incessante des frais n’a pas échappé à ceux qui ont recours aux banques. Ils sont considérés comme trop élevés par une majorité des répondants.
L’économie « souterraine » jouit donc encore d’une place prépondérante au sein de la population. Les différents établissements de crédit et institutions financières vont devoir redoubler d’efforts pour populariser les solutions pertinentes et efficaces qu’ils proposent.