La reconnaissance veineuse : un nouveau moyen de paiement plus sécurisé
Deux géants japonais, la banque Aeon et l’entreprise de high-tech Fujitsu, s’associent pour la mise en palace d’un système de paiement sans contact incluant la technique de reconnaissance veineuse comme code de validation de transaction. Cette technique de reconnaissance biométrique sera testée dans les commerces de proximité de la marque Ministop, au Japon.
Aeon Credit Service Co et Fujitsu testent la reconnaissance des veines
Beaucoup de progrès ont été réalisés dans le domaine de la sécurisation des moyens de paiement. Quand les codes ne suffisent plus à rassurer les utilisateurs, l’empreinte digitale et la reconnaissance faciale sont venus à la rescousse pour valider les transactions.
Dans ce souci de sécurité, Aeon Financial Service Co, Aeon Credit Service Co et Fujitsu vont tester un système de paiement sans carte utilisant un système d’indentification biométrique particulier : la reconnaissance des veines qui parcourent les paumes de main.
Quelques mots sur PalmSecure
Cette technique, baptisée PalmSecure, est développée par la firme japonaise depuis 20 ans déjà. Pour information, les veines qui parcourent les paumes de mains sont propres à chaque individu. Leur chemin est très difficile à dupliquer.
Cette technologie est déjà utilisée par la banque Banco Bradesco au Brésil. Au Japon, l’utilisation de ce système commence au mois de septembre 2018 dans les chaines de magasin Ministop. Pour le groupe Aeon, l’utiliser dans les commerces de proximité permet d’améliorer l’expérience des clients. Cela facilitera énormément la transaction tout en augmentant la sécurité.
Comment fonctionne PalmSecure ?
Pour utiliser ce système, le consommateur doit s’enregistrer au préalable. C'est-à-dire qu’il doit d’abord enregistrer sa « signature veineuse » dans un magasin Ministop possédant une terminale conçue pour cela. Ses « empreintes veineuses » seront ensuite stockées dans une base de données, elles seront ensuite cryptées pour les rendre anonymes.
Pour ce faire, un algorithme à sens unique génère un gabarit de référence qui sera lui aussi crypté. C’est ensuite au tour des terminaux de paiements d’intégrer les capteurs adaptés pour l’usage de tel système. Pendant l’enregistrement, l’utilisateur peut se faire aidé par un responsable pour s’assurer de qualité de la prise d’empreinte.
Ensuite, pour régler ses achats, l’utilisateur n’a qu’à positionner sa main au dessus du capteur qui va procéder à la vérification en temps réel des données.
Pour compléter le processus d’identification, l’utilisateur est convié à fournir sa date de naissance.
La reconnaissance des veines, une technologie est en passe de devenir tendance
A noter que d’autres opérateurs dans le secteur bancaire s’intéressent à cette technologie de reconnaissance veineuse.
A titre d’exemple, le géant du paiement Visa fait un clin d’œil intéressé la startup suisse Biowatch. Visa veut notamment intégrer la reconnaissance veineuse dans les montres connectées de Biowatch pour permettre des réaliser des achats grâce à une connexion Bluetooth.
C’est dire que cette technologie est en passe de devenir tendance et qui pourra être étendue vers d’autre domaine d’utilisation.