Frais pour incidents de paiement: le sujet de discorde entre les banques et les associations de consommateurs
Durant l’année 2017, plus de 3,6 millions de clients ont été concernés par une situation de fragilité financière d’après le rapport annuel de l’OIB ou Observatoire de l’inclusion bancaire. Ce qui démontre une hausse de plus de la moitié de celle de 2016, plus exactement, les chiffres indiquent 1,2 millions de consommateurs de plus. Selon toujours ce rapport, tous ces clients ont toujours versé et ce, jusqu’à présent, des frais bancaires assez couteux qui sont prélevés sur leurs comptes.
La bataille entre les banques et les associations de consommateurs
Actuellement, une intense bataille d’influence s’impose entre les banques et les associations de consommateurs sur la loi Pacte. En effet, si ces premières souhaitent limiter le plafonnement général des frais pour incidents aux clients les plus fragiles seulement, les associations de consommateurs veulent que ce plafonnement de frais soit accordé à n’importe quel client en difficulté.
Il est d’ailleurs à souligner que les frais pour incidents de paiement valent environ 34 € par client par an et peut atteindre jusqu’à 296 € et plus pour ceux qui étaient en difficulté persistante.
Les banques s’allient aux autorités pour masquer le problème de plafonnement global de frais pour incidents
Selon cette même étude, plus de 20 % des foyers de consommateurs en difficulté ont été contraints de payer plus de 500 € par an. Ainsi, au total, les établissements bancaires jouissent de plus de 4,9 milliards de bénéfices avec un chiffre d’affaires de 6,5 milliards grâce aux frais relatifs aux incidents.
C’est donc aux parlementaires de devoir trancher entre la protection des Français qui ont dépassé plus que leur comptes en banques et le fait de vouloir plafonner les frais bancaires des milliers de personnes essorées par les banques.
Les banques devraient modérer leurs pratiques
Alerté de la situation, le Ministre de l'Économie ainsi que le gouverneur de la Banque de France exigent à présent que tous les établissements bancaires modèrent leurs pratiques notamment à l’égard des clients les plus fragiles. Ainsi, chaque banque devrait diffuser l’OCF ou « offre client fragile » qui est un service spécial destiné aux personnes fragiles et qui ne coûte que quelques euros par mois.
Important C’est grâce à cette pression que le nombre des personnes éligibles qui utilisent ce service commence à augmenter.
En d’autres termes, il a augmenté pour arriver à atteindre 351 000 en décembre 2017 selon la déclaration de l’OIB.
En parallèle, les associations familiales composées de l’UFC-Que choisir, Famille Rurales, la fédération CGT banque et assurances, l’Unaf insistent également sur le fait qu’autre le plafonnement des frais liés aux incidents pour n’importe quel niveau de clients, les banques devraient prendre des mesures de prévention des incidents bancaires. En outre, une éducation financière serait aussi demandée à chaque établissement bancaire.