Comment protéger ses données bancaires et financières ?
Le progrès technologique va de pair avec l’avancée du piratage informatique. Plus performant sera l’outil ou le niveau de sécurité, plus intelligents et malins seront les pirates. Le secteur bancaire est un domaine très convoité par ces usurpateurs. Ils vont jusqu’à user de techniques amorales, qui ont pour seul objectif de capter et collecter les données personnelles des individus sur le web.
Tant qu’il y aura de la technologie, il y aura des pirates informatiques. Hélas, cela est indéniable. Secteur pédagogique, le transport, le marché boursier, le secteur bancaire, autant de domaines dont les hackers raffolent. Heureusement, des solutions de sécurité sont disponibles pour lutter contre ce fléau.
Il faut toujours garder ses précautions, car il suffit d’un rien pour tomber dans le piège de ces malfaiteurs. Outre les logiciels de protection des ordinateurs, il est conseillé de toujours garder jalousement ses coordonnées bancaires (code de carte bleue, mot de passe). Le fait de renouveler les mots de passe est également une technique infaillible pour protéger ses données.
Être minutieux et méthodique
Tous les codes bancaires, les codes de carte bancaire en l’occurrence, sont personnels au titulaire du compte. Pas même le banquier n’est censé le lui demander. Par mesure de sécurité, il est proscrit de les noter.
Si vraiment, le titulaire craint de les oublier, une astuce consiste à créer un faux contact dans son répertoire dont le nom devra coïncider avec celui de l’établissement de référence. Par exemple, pour les codes de La Poste, il suffit de les enregistrer sous « Pascale Oste ». Les quatre derniers chiffres du numéro fictif correspondront à ceux de la carte bancaire.
Dans cette optique, il est conseillé de renouveler à chaque fois son mot de passe. Ici encore, il existe quelques manœuvres pour créer des variantes du code. Le plus souvent, les individus préfèrent garder les trois premières lettres du service en fin de mot de passe.
Certains professionnels conseillent de choisir des vers de poésie suivis de chiffres et de caractères. À titre d’exemple, un client de BNP peut créer comme mot de passe : « mignonneallonsvoirsilarose.2017.bnp ». Il est également recommandé de changer ses mots de passe tous les six mois.
Il existe plusieurs systèmes sophistiqués pour renforcer la sécurité des données sur le Web. La double authentification par SMS est la plus répandue : dès qu’une transaction en ligne est effectuée, l’établissement bancaire envoie un code d’authentification à entrer manuellement pour confirmer l’achat.
Les chercheurs en cryptographie recommandent également le système de calculette. Celui qui effectue l’achat en ligne devra insérer sa carte dans la calculette afin d’obtenir un code de vérification à taper manuellement.
Quant aux paiements sans contact, des petits étuis spéciaux permettent d’éviter les fraudes. Ces accessoires bloquent les ondes radios autour de la carte afin d’éviter que les pirates n’actionnent un paiement sans contact sans que le titulaire de la carte ne s’en rende compte.
La toile : un espace dangereux
Le Web est le terrain de jeu par excellence des pirates. Il est ainsi recommandé de bien filtrer ses courriels. Les hackers arrivent aujourd’hui à créer des faux e-mails, plus vrais que nature, avec les logos de banque et des informations personnelles crédibles. Pour ne pas tomber dans le piège, mieux vaut prendre la peine de comparer l’adresse de l’expéditeur avec celle de sa banque, voire la contacter directement.
Certains pirates créent également des faux anti-virus, dont le but est d’infecter justement la machine du receveur. Deux solutions permettent d’éviter ce genre de fourberie : soit s’équiper en logiciels de protection reconnus comme McAffee ou Norton, soit ne pas ouvrir les pièces jointes des e-mails provenant d’expéditeurs douteux. Pour chaque opération bancaire (virement bancaire ou achat sur un site e-commerce), mieux vaut ne pas se connecter à un Wi-Fi public.
Dans cet esprit, lors d’une transaction importante, l’adresse du site Internet doit comporter le terme « https » et non « http ». Cette seule lettre certifie que le site répond à un protocole de sécurité renforcé.