La crise sanitaire oblige les néobanques à revoir leurs prestations et tarifications
Au-delà des atouts du digital, la stratégie commerciale des néobanques est souvent basée sur des comptes gratuits et les différents avantages associés. Toutefois, les nouveaux acteurs du secteur doivent désormais supprimer certains services et modifier les tarifs en raison de l’épidémie de Covid-19. Il s’agit d’une question de survie pour ces jeunes entreprises gravement affectées par la crise sanitaire.
Début août 2020, les clients de Revolut ont pris connaissance d’un changement tarifaire applicable dès le 12 du mois. Les modifications annoncées concernent essentiellement les détenteurs de comptes gratuits. Cependant, la néobanque britannique a également prévu de réduire les avantages proposés aux abonnés Metal pour des raisons manifestement économiques.
En effet, la Fintech n’a pas été épargnée par les effets de la pandémie du Covid-19 sur l’écosystème mondial. Durant le premier semestre, la crise sanitaire a fortement affecté la plupart des opérateurs économiques. Elle a provoqué une chute brutale de la consommation à l’échelle internationale et un ralentissement significatif des activités dans tous les secteurs.
Une modification des prestations fournies
Depuis le 12 août dernier, les clients Metal de Revolut n’ont plus accès aux lounges des aéroports et au service de conciergerie. Ces avantages étaient jusque-là fournis d’emblée aux souscripteurs de cette formule. Cette dernière représentait ainsi un atout séduction non négligeable pour l’enseigne.
Le même jour, la néobanque britannique a lancé sa solution de virement instantané. Le service est proposé en euros et sans frais. La Fintech a par ailleurs ajouté de nouvelles fonctionnalités à son application. Ainsi, les utilisateurs peuvent désormais bénéficier d’une offre de cashback et de remises auprès de grandes marques. Ces nouveautés devraient atténuer les effets de la crise sur les résultats de l’entreprise.
Selon L’Agefi, la banque numérique a été contrainte de licencier 62 collaborateurs dans le monde suite à la pandémie de Covid-19. Le média spécialisé Wired considère, pour sa part, que les chiffres réels sont plus élevés en comptant les départs volontaires. En effet, ces derniers ne sont pas inclus dans les licenciements annoncés.
Une révision tarifaire importante
Parallèlement à ces modifications de services, Revolut a mis en place des frais pour le dépassement du nombre maximum de changes prévus par mois. Le plafond de ce type d’opération est par ailleurs revu à la baisse à 1 000 euros mensuels.
De plus, la néobanque prévoit désormais une commission fixée à 0,5 % du montant de la transaction. Les taux de change interbancaires, pour leur part, sont établis à 0,5 % en semaine (du lundi au vendredi) et à 1 % en week-end. Ces tarifs concernent les principales devises proposées sur le marché.
Malgré ces hausses, le premier paiement mensuel reste gratuit pour les virements vers les comptes domiciliés à l’étranger. En revanche, les autres opérations dans le mois seront facturées chacune à 0,5 euro. Enfin, la Fintech prévoit des frais de 3 euros pour les virements en dollars américains (USD) vers un compte en devise étrangère. Ce tarif passe à 5 euros pour les transactions hors USD.