La crise économique va-t-elle définitivement enterrer les banques de nouvelle génération ?

Une personne billet de train en ligne à l'écran sur la table avec ordinateur portable.

Les néobanques étaient en plein essor depuis quelques années, leur ascension semblait inarrêtable, certaines d’entre elles ayant même réussi à faire de l’ombre aux banques traditionnelles. Le fait est que ces succursales 2.0 offraient de nombreux avantages, notamment vis-à-vis de la tarification. Toujours est-il qu’en ces temps de crise, elles ont montré leurs limites.

La pandémie sanitaire a énormément fragilisé les néobanques, remettant en cause leur modèle économique. Certaines d’entre elles ont su tirer leur épingle du jeu pour éviter de déposer le bilan, mais ce n’est pas le cas de toutes. En effet, Ditto Bank, Ferratum et C-zam ont l’une après l’autre rejoint le cimetière des banques numériques.

Cette situation a entaché la réputation des banques 2.0 et de leurs services 100% mobiles en général. Pourtant, cette dénomination était encore il y a quelques mois, synonyme d’innovation et de progrès. Mais aujourd’hui, leur modèle économique a montré ses limites et les particuliers se livrent à un comparatif néobanque pour trouver un système plus viable.

Les commissions sur les achats sont insuffisantes

Les banques de nouvelle génération se présentaient comme l’avenir du secteur bancaire. De nombreux professionnels du secteur s’accordaient à dire que les succursales classiques étaient vouées à disparaitre pour laisser la place aux néobanques. Après tout, ces dernières avec d’innombrables arguments à faire valoir, notamment l’absence de frais de tenue de compte.

Cependant, la donne a changé suite à la pandémie sanitaire en mettant en lumière les failles de leur modèle structurel. Compte tenu de la conjoncture actuelle, les sociétés bancaires incapables de proposer des crédits à ses clients ne sont pas viables. En ces temps d’incertitude économique, le particulier a plus besoin d’un coup de pouce financier que d’un prêt à la consommation. De plus, ce dernier se retrouve quasiment obligé de réduire ses achats au strict minimum.

Un point d’autant plus préjudiciable pour les néobanques, car pour rappel, les commissions sur les achats effectués via une carte de débit constituent leur principal axe de revenus.

En outre, si une néobanque veut rester viable, elle doit acquérir le statut de banque à part entière. Seules deux startups ont pour le moment réussi à obtenir gain de cause, à savoir N26 et Révolut. Elles ont réussi à obtenir une licence bancaire, leur autorisant à opérer des transactions bancaires telles que les crédits, l’épargne et les services d’investissement, plus des garanties supplémentaires.

Une mise à jour via les rachats

Les banques traditionnelles sont les plus touchées par l’émergence des banques 2.0. Elles sont jugées vieillissantes par les particuliers, leurs services sont inadaptés au contexte actuel, au contraire des néobanques qui véhiculent une image jeune et cool. Pour y remédier, les succursales classiques ont décidé de revoir leur stratégie et de s’allier aux jeunes pousses du secteur bancaire. Une manœuvre leur permettant d’adosser cette image innovante de leurs nouveaux partenaires. La Société Générale a, par exemple, racheté la fintech Shine.

D’autres mesures sont envisageables, mais cela passerait par une restructuration totale en interne, menaçant la hiérarchie préétablie. Le rachat des banques de nouvelle génération s’avère donc être la meilleure solution et la plus simple. De plus, l’avantage est que les établissements traditionnels n’auront pas à aller prospecter de nouveaux clients puisqu’ils peuvent directement réorienter leurs actuels sociétaires vers leurs nouveaux services.

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