Les cas d’usage liés à la conformité sont plébiscités par la majorité des banques européennes
L’open banking a facilité le quotidien des banques en Europe et les avancées dans ce domaine sont remarquables. Toujours est-il que des investissements sont nécessaires pour développer les services disponibles. Tink a mené une enquête pour savoir quels sont les secteurs privilégiés par les enseignes bancaires européennes, et la priorité semble être donnée aux cas d’usage liés à la conformité.
Les activités de la banque en ligne ont été boostées grâce à la pandémie du Coronavirus et la période de cantonnement qui s’ensuivait. En effet, le confinement a accéléré le processus de transition numérique. Cela a incité les banques à investir dans ce secteur, comme en témoignent les récentes données collectées par Tink.
D’après l’étude de ce dernier, les institutions financières priorisent les investissements dans les cas d’usage liés à la conformité. Et à en croire les informations qui ont été recueillies, les financements en open banking se chiffreraient entre 50 et 100 millions d’euros.
Parallèlement, les enseignes bancaires misent aussi sur l’amélioration de l’expérience client.
Les domaines favorisés par les banques européennes
L’enquête menée par Tink révèle que 71 % des établissements financiers européens ont décidé d’investir dans les cas d’usage liés à la conformité. 41 % de ces sociétés favorisent les services d’identité numérique, tandis qu’un peu moins de la moitié privilégient l’automatisation des processus KYC et 37 % le contrôle des transactions. Ces trois domaines constituent les principaux secteurs d’investissement en open banking. Au cofondateur et PDG de Tink d’indiquer :
La conformité joue un rôle essentiel pour maintenir une banque en activité ; c’est compréhensible que de nombreuses institutions financières continuent à se concentrer sur ce domaine ! Cependant, avec l'accélération de la transformation numérique due à la pandémie de Covid-19, les institutions financières ont une occasion unique d’encourager l'acquisition et la fidélisation en améliorant l'expérience client. Au-delà de la conformité, investir dans des cas d'usage qui favorisent l'expérience client les renforce pour rester compétitifs vis-à-vis des challengers et des PSP.
Il est toutefois à noter que les priorités diffèrent en fonction de la taille et de la maturité. Les plus enseignes de plus grande envergure, telle que les sociétés de gestion de patrimoine et les banques de détail traditionnelles, par exemple, plébiscitent les services d’identité numérique. Quant aux prestataires de services de paiement (PSP) et aux banques challengers, ils favorisent les cas d’usage liés à l’automatisation de l’intégration client. L’étude de Tink souligne aussi que 47 % des PSP investissent également dans les services bancaires, ce, afin d’améliorer l’expérience de paiement.
Les banques françaises favorisent plutôt la notation des risques
L’enquête menée par Tink s’étend sur toutes les sociétés installées en Europe. Et il faut dire que les tendances constatées sont les mêmes dans tous les pays du vieux continent, à l’exception de la France. En effet, dans l’hexagone, les banques privilégient les cas d’usage liés au risk scoring. Pour leur défense, il est à noter que peu de prestataires externes étaient aptes à offrir ce service en France.
Mais grâce à l’open banking, le procédé a pu être internalisé, facilitant ainsi l’accès aux données. Jérôme Albus, directeur régional France Bénélux et un répondant à l’enquête, se félicite de cette avancée. Aussi, a-t-il déclaré :
L’open banking ne cesse d’offrir de nouveaux cas d’usage aux banques et ouvre un vaste champ de possibles. L'inéluctable transformation bancaire trouve avec l’open banking ses meilleurs alliés !
Jérôme Albus.