Les banques doivent devenir plus efficaces pour pouvoir affronter les nouveaux défis
Dans un secteur en constante évolution, les banques doivent faire preuve d’adaptation et d’agilité pour rester compétitives. Pour les aider à entreprendre leur transformation et à accélérer leur croissance, Swisscom a développé le concept « Liquid Banking ». Deux responsables au sein de l’entreprise suisse ont fourni davantage d’explications à ce sujet.
La pandémie de Covid-19 a fait basculer massivement les consommateurs vers la banque à distance. Cet événement historique rappelle que les établissements bancaires doivent être en mesure de s’adapter rapidement et d’être agiles. Autrement, ils ne pourront pas satisfaire les besoins des utilisateurs. Le concept « Liquid Banking » de Swisscom a été pensé pour leur permettre de gagner en efficacité.
Henning Gebert, Head Specialised Sales Banking, et Oliver Kutsch, Head of Banking de l’opérateur de télécommunications suisse, l’ont développé dans un livre blanc. Ils y ont mis en exergue plusieurs champs d'action stratégiques. L’objectif est de préparer les banques aux défis auxquels elles devront faire face.
Comment devra être la banque de demain ?
Les auteurs du concept « Liquid Banking » estiment que pour demeurer compétitives, les banques doivent :
- Être modulaires ;
- Être automatisées ;
- Être mobiles ;
- Exploiter toutes les informations sur leurs clients et éviter de mélanger données analytiques et opérationnelles (notion de « Data Driven Banking ») ;
- Utiliser les technologies de l’information pour optimiser les services ayant une valeur ajoutée ainsi que la gestion des relations avec les clients et les partenaires (notion de « Plateforme et PaaS »).
Pour être modulaire, une banque doit dépasser l’architecture informatique monolithique centrée sur une application core banking. En effet, celle-ci s’avère la plupart du temps peu performante lorsqu’un établissement financier est confronté à un nouveau défi. Concrètement, les banques doivent procéder au découplage de leurs architectures informatiques et miser sur des applications multiples. Oliver Kutsch explique :
Le découplage des systèmes répond au besoin de la flexibilité. On peut y parvenir par une séparation verticale en fonction des domaines d’activités (par exemple payer, financer, investir), ou horizontalement en fonction des cycles d'interaction (par exemple initialisation, contractualisation, exécution, analyse). […]
Oliver Kutsch.
À l’avenir, la compétitivité des banques reposera sur l’informatique. Ainsi, elles doivent faire en sorte de changer son rôle.
La transformation numérique et l’automatisation sont désormais incontournables
Selon Henning Gebert et Oliver Kutsch, les tablettes, smartphones et autres deviendront à terme le principal canal de communication digitale dans le secteur bancaire. En effet, contrairement aux ordinateurs, ces appareils mobiles garantissent davantage de personnalisation. Leurs écrans et leurs capteurs leur permettent d’influencer aussi bien le contenu que la nature de la communication avec les clients. Ainsi, les deux responsables chez Swisscom déconseillent aux banques de négliger ce canal. Henning Gebert commente :
Les solutions mobiles impliquent des modes d'interaction totalement différents. Il s'agit de se concentrer à la fois sur l'essentiel et la rapidité. Les appareils mobiles permettent une personnalisation grâce à l’étroite « relation » qu’ils ont avec leurs propriétaires ce qui permet un dialogue individualisé et contextualisé grâce aux informations collectées via des capteurs intégrés tel que le GPS (par exemple la localisation des clients).
Henning Gebert.
D’autre part, les services bancaires sont de plus en plus numériques. Les banques sont tenues de composer avec cette tendance, d’autant plus que la concurrence avec les enseignes numériques et les nouveaux arrivants dans le secteur financier ne cesse de s’accroître.
Dans la pratique, elles devront devenir plus efficaces en automatisant les processus transactionnels. Cela signifie toutefois une mobilisation moins importante des collaborateurs à moyen terme. Ainsi, les banques doivent dès maintenant réfléchir à de nouvelles branches d’activité.