Pumpkin promet des remboursements instantanés pour son offre de cashback
Après trois ans d’attente, Pumpkin, la banque spécialisée dans les paiements entre particuliers, va enfin sortir sa propre carte de débit assortie d’une offre de cashback, avec la promesse que les remboursements s’effectueront en temps réels. L’occasion pour son cofondateur d’accorder un entretien pour expliquer cette latence et de détailler ces nouveaux services.
Le secteur de la néobanque est en plein essor. De plus en plus de fintechs se créent en ce moment, sans oublier les succursales traditionnelles qui se sont, elles aussi, lancées sur ce marché. Avec toute cette concurrence, il est difficile de se faire une place et de se démarquer. Pour gagner des parts de marché, certaines néobanques ont décidé de cibler un public précis. C’est notamment le cas de Pumpkin, spécialiste du « paiement entre potes », qui vise les étudiants sur les campus.
Un pari réussi qui aura permis à cette banque de dernière génération de bien figurer sur les sites comparatif néobanque.
Le temps d’évincer la concurrence
Pumpkin a décidé de sauter le pas en étendant sa gamme grâce à une nouvelle carte bancaire et son propre programme de cashback. Ces dispositifs étaient déjà annoncés depuis 2017, il aura donc fallu trois ans pour qu’elles voient enfin le jour. Une longue période d’attente sur laquelle Hugo Sallé de Chou, cofondateur de la néobanque, a tenu à se justifier. Il indique que :
En 2016, ce marché était encore très concurrentiel. Nous étions 6 ou 7 acteurs, avec à peu près la même stratégie : aller chercher les usagers sur les campus, en s’appuyant sur des partenariats avec des associations étudiantes. Il fallait aller très vite, occuper le terrain.
Hugo Sallé de Chou.
La jeune pousse a donc d’abord décidé de se renforcer et d’assurer sa pérennité avant de se lancer vers de nouveaux horizons. Une stratégie qui aura été payante puisque Pumpkin est maintenant présent sur plus de 500 universités, et passant de 190.000 clients en 2016 à 1,2 million à l’heure actuelle. Cette étape franchie, la banque 2.0 peut maintenant se lancer vers de nouveaux défis.
Un public adapté et des remboursements en temps réels
Le public ciblé par la banque 2.0 étonne les professionnels du secteur, car les universitaires ne disposent généralement pas beaucoup de moyens financiers. À Hugo Sallé de Chou de rétorquer que c’est la raison pour laquelle sa banque a choisi ce public.
Il a déclaré que malgré des moyens on ne peut plus modestes, les étudiants ont une vie sociale plus active par analogie avec les salariés trentenaires, ils ont de ce fait plus besoin d’un moyen simple de se faire rembourser ou de partager des dépenses.
Après avoir attiré plus d’un million de sociétaires, Pumpkin ambitionne de gagner plus de parts de marché. Pour ce faire, la néobanque va lancer sa propre carte de débit et proposer une offre de cashback ouverte aux grandes enseignes et aux commerçants locaux. Hugo Sallé de Chou promet que les remboursements s’effectueront en temps réel, il a d’ailleurs expliqué :
Chaque commerçant est maître de ses offres. Nous lui demandons seulement de charger sur un compte une somme équivalente à 6 mois de remboursements. Dès que l’on détecte, sur le compte d’un utilisateur, une transaction éligible à une offre, nous pouvons ainsi envoyer l’argent immédiatement.
Hugo Sallé de Chou.
L’offre de cashback permettra également aux commerçants de fidéliser leur clientèle.