La hausse de la commission interbancaire de retrait impactera-t-elle les clients des banques ?

Une cliente paye à l’aide d’un smartphone.

Depuis plusieurs mois, les banques de réseau ont réclamé une révision à la hausse de la CIR (commission interbancaire de retrait) afin d’amortir les charges liées à leur parc de distributeurs automatiques. Il s’agit également d’une manière de faire participer les banques digitales à la gestion de ces appareils. En effet, les clients de ces dernières en profitent également.

En raison de ses services peu onéreux, voire gratuits, les Français ont souvent tendance à privilégier une banque en ligne à un établissement financier traditionnel. Pourtant, les banques de réseau sont les seules à prendre en charge les frais de gestion des distributeurs automatiques, également utilisés par les clients des nouveaux acteurs du secteur financier.

Pénalisées par cette situation, les banques traditionnelles ont demandé une augmentation de la CIR pour les transactions hors réseau. Elles ont récemment obtenu gain de cause auprès des autorités compétentes. Désormais, ces enseignes pourront disposer d’une source de revenus supplémentaires pour entretenir les automates déployés dans l’Hexagone.

Quels changements pour les clients ?

D’après les informations transmises par Les Échos en février dernier, la commission interbancaire de retrait a connu une progression de 56 % depuis le début de l’année. Ainsi, elle coûte désormais 0,87 euro par transaction.

Les répercussions de cette hausse sur les clients des établissements classiques peuvent se présenter sous plusieurs formes. La banque a par exemple la possibilité de limiter le nombre de retraits non facturés par mois. Les retraits de liquide hors réseau risquent également de revenir plus chers pour le titulaire d’une carte.

Toutefois, cette mesure réclamée par les banques traditionnelles vise surtout les nouveaux acteurs du secteur. En général, ils ne disposent pas de leur propre réseau de DAB (distributeurs automatiques de billets). Les banques numériques se servent donc du parc des enseignes traditionnelles et doivent s’acquitter de la CIR à chaque retrait effectué par leurs usagers.

Avec l’importante augmentation de la commission, les acteurs bancaires dématérialisés auront du mal à ne pas répercuter les frais des transactions sur leur clientèle. Ils risquent donc de revoir leur modèle prônant la gratuité.

Des coûts partagés

Concrètement, la CIR s’applique lorsque le détenteur d’un compte domicilié au sein d’une banque donnée effectue des retraits sur le distributeur d’une autre enseigne. Que l’opération soit facturée ou non au client, cette commission doit être versée au propriétaire du réseau de DAB pour chaque opération réalisée sur ses appareils.

De ce fait, le nombre de retraits gratuits est généralement limité en dehors du parc de distributeurs de sa banque principale. Au-delà du seuil prédéfini, le client se verra facturer de frais supplémentaires par transaction.

D’après les spécialistes, la CIR n’a pas été réévaluée depuis la baisse de 20 % survenue en 2011. À cette époque, le Groupement des cartes bancaires est parvenu à obtenir la baisse du montant facturé entre les établissements exerçant dans l’Hexagone. Depuis, la commission s’était stabilisée à 0,57 euro par retrait.

Mais face à la concurrence des banques digitales, les établissements traditionnels sont obligés de réduire leur coût de fonctionnement. Ils ont donc décidé de répartir les charges liées aux DAB entre les bénéficiaires de ce service.

Choisir la Meilleure Banque

Comparez gratuitement et sans engagement plus de 160 banques en ligne et réseau en moins de 1 minute. Economisez jusqu'à 300€ sur vos frais bancaires

economisez jusqu'a 300€ sur vos frais bancaire
je trouve ma banque

Archives

back top