Binks transpose la formule Apple Card sur le marché français
Depuis fin 2019, Binks fait partie des applications les plus téléchargées sur la plateforme d’Apple dans l’Hexagone. Elle bénéficie actuellement de plus de 3 000 retours positifs sur l’App Store, même si ses services ne sont pas encore fonctionnels. La jeune entreprise semble surtout séduire les consommateurs à travers son offre inspirée de ceux de l’Apple Card.
Il serait difficile d’effectuer une comparaison néobanque entre Binks et les autres grands acteurs du secteur. En effet, le lancement de ses services n’est prévu que pour avril prochain. Cela dit, l’application bénéficie déjà d’une excellente réputation sur l’App Store. Son succès s’explique surtout par ses promesses reprenant les grandes lignes des offres incluses dans la carte de paiement d’Apple.
Pour l’instant, cette dernière n’est pas encore disponible en France. Binks a ainsi profité de cette occasion pour proposer des services similaires et même une carte identique, sans inscriptions apparentes (ni logo ni numéros). Toutefois, la jeune entreprise n’est pas une néobanque à proprement parler, mais un prestataire de paiement.
La solution de Binks est-elle fiable ?
Bien qu’elle soit souvent considérée comme une néobanque, Binks a pris soin de ne jamais utiliser le terme « banque » sur son site officiel. En effet, elle ne dispose pas d’agrément bancaire français comme l’indique l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Techniquement, l’entreprise est affiliée à PayrNet Limited, un prestataire de paiement basé au Royaume-Uni.
Binks affirme également sur son site que l’argent des utilisateurs sera toujours protégé, quel qu’en soit le montant. Selon son fondateur, Elias Chetouani, cette garantie est possible grâce à la couverture du FGDR (Fonds de Garantie des dépôts et de résolution). Mais cette protection est-elle toujours valide suite au Brexit ?
D’après BFM Tech, Binks n’était pas inscrite sur la liste du FGDR au 14 février dernier. Pour rappel, cet organisme a été mis en place en 1999 afin de protéger les fonds des consommateurs européens en cas de défaillance de leur banque.
La jeune entreprise devrait fournir davantage d’explications sur son offre et ses garanties d’ici le lancement officiel de son application. Selon son dirigeant fondateur, son équipe de six salariés travaille actuellement sur le bon déroulement de cette opération dans leurs locaux situés sur les Champs-Élysées.
Une inspiration assumée
Binks figure parmi les premiers résultats de la recherche « banque en ligne » sur l’App Store. Elle devance ainsi des applications bancaires connues comme Hello bank ! de BNP Paribas ou encore Ma French Bank de La Banque Postale.
Pour 7,99 euros par mois, l’entreprise promet à ses futurs clients des services et une carte s’inspirant directement de l’Apple Card. Ils devront toutefois s’inscrire sur une liste d’attente comprenant pas moins de 40 000 personnes avant de pouvoir accéder à cette offre dès son lancement.
Le site de Binks ressemble aussi à s’y méprendre à celui de l’Apple Card, des illustrations aux textes. L’entreprise promet notamment un niveau de sécurité et de discrétion similaire au service d’Apple. Ces arguments commerciaux sont d’ailleurs mis en avant avec des codes visuels caractéristiques du géant californien. La société revendique toutefois cette inspiration. Comme l’explique son fondateur, sur BFM Tech :
C’est complètement assumé. Nous voulons proposer une expérience qui se rapproche de celle de l’Apple Card. Nous avons remarqué que de nombreuses personnes aimaient le style de ce produit.
Concernant la carte Binks, Elias Chetouani affirme avoir demandé une dérogation, à l’instar d’Apple. En effet, son design est a priori interdit par le fournisseur de cartes américain Visa. Le dirigeant tient toutefois à remarquer :
Le visuel n’est pas celui de la carte qui sera envoyée aux clients.
Elias Chetouani.