Les Français bénéficient actuellement de plusieurs cartes bancaires sans frais à l’étranger
Depuis quelques années, les globe-trotters disposent de différentes solutions pour éviter les frais bancaires supplémentaires, une fois sortis de la zone euro. Auprès des néobanques et des banques en ligne, ils peuvent notamment obtenir gratuitement une carte ne facturant pas les paiements et retraits réalisés à l’étranger. Gros plans !
En 2019, Fortuneo et Boursorama banque ont proposé des cartes bancaires pour effectuer des paiements ainsi que des retraits en devises sans frais. Gratuits et accessibles sans conditions, ces moyens de paiement ont permis à ces banques digitales de se démarquer sur le marché. Toutefois, leurs principaux concurrents s’efforcent de développer des offres similaires.
Depuis son lancement en juin dernier, la carte Ultim de Boursorama a séduit plus de 200 000 utilisateurs. Il s’agit en effet d’une solution innovante pour les grands voyageurs et les usagers particulièrement mobiles. Désormais, ces profils ne seront plus obligés de choisir une banque en particulier juste pour limiter les frais à l’étranger.
De nombreux avantages à la clé
Au-delà de la simple promotion du produit, Boursorama banque est réellement fière de sa carte Ultim qui permet d’éviter les frais de transactions bancaires à l’étranger. Cette dernière nécessite toutefois une autorisation systématique. Autrement dit, les opérations sont effectuées seulement après interrogation du solde du compte.
L’enseigne a prévu de nombreux avantages pour ceux qui adoptent l’offre. Selon le directeur général de la banque digitale :
« Elle est dotée en outre de garanties d’assurance et d’assistance supérieures à une Visa Premier. »
Grégory Guermonprez.
La carte Ultim est proposée sans conditions de revenus. Le client doit toutefois approvisionner son compte d’un montant de 500 euros minimum, lors de l’ouverture de celui-ci. Outre cela, il est tenu d’effectuer un paiement mensuel s’il désire bénéficier ultérieurement de la gratuité de l’offre.
Pour sa part, Fortuneo a commencé à commercialiser sa carte Fosfo à partir d’octobre dernier. Également gratuite, celle-ci ne requiert aucun justificatif de revenu. Cependant, le souscripteur doit déposer 300 euros à l’ouverture du compte et réaliser au moins une opération par mois. Sans cela, des frais viendront s’appliquer.
Des banques digitales à l’affut des besoins des clients
Les clients des banques qui voyagent énormément sont souvent victimes de la cherté des frais de transaction par carte à l’étranger. En effet, les établissements classiques facturent généralement les paiements entre 2 % et 3 % de la valeur de la transaction. Par ailleurs, les usagers doivent compter environ 2,5 à 3 euros, en plus de frais de 2 % à 3 %, pour des retraits en devises.
Dans ce contexte, les grands voyageurs ont trouvé une solution. Celle-ci consiste à souscrire une autre carte bleue au sein d’une banque nouvelle génération. Cela limite les dépenses à l’étranger étant donné que les paiements en devises sont gratuits du côté des néobanques.
Il en est de même pour les retraits réalisés hors zone euro. C’est notamment le cas chez N26, Ma French Bank, Max ou encore Revolut. Cette dernière permet même d’effectuer 200 euros de retraits par mois.
Ainsi, les banques digitales misent beaucoup sur cette formule dédiée aux globe-trotters. Le cas de Fortuneo illustre fidèlement ce constat, comme l’explique son directeur, Grégory Guermonprez :
« Fosfo est notamment conçue pour les millennials, ces 18-35 ans qui voyagent beaucoup. Ils bénéficient ainsi d’une offre gratuite, dans une banque complète, proposant également des produits d’épargne et des crédits immobiliers. »
Grégory Guermonprez.