Les fraudes se multiplient avec le développement du e-commerce et des banques numériques
L’an dernier, Kaspersky Fraud Prevention a détecté 2 % de transactions frauduleuses dans les secteurs du e-commerce et du digital banking. L’expert en cybersécurité a révélé cette information dans un rapport récent. Il recommande vivement de prendre cette menace au sérieux. Son équipe a ainsi formulé de nombreux conseils pour se protéger des fraudes en ligne.
La crise sanitaire a accéléré la démocratisation de la banque en ligne, du e-commerce et des services dématérialisés en général. Ainsi, la problématique de la cybersécurité requiert désormais plus d’attention de la part des consommateurs et des professionnels. En effet, les risques en la matière tendent à augmenter proportionnellement à l’intensification de l’usage des canaux dématérialisés.
Dans ce contexte, Kasperky Fraud Prevention a récemment présenté un rapport relatant les pratiques frauduleuses les plus courantes sur Internet. Ce document se base notamment sur les données collectées l’année dernière par son programme antifraude. À travers ces informations, la société cherche à protéger les internautes et les professionnels contre les cybercriminels.
Les recommandations de Kasperky Fraud Prevention
Le 3 août dernier, Kaspersky a fourni des recommandations aux professionnels et aux particuliers pour se protéger des pratiques frauduleuses en ligne. Dans son communiqué, le spécialiste de la cybersécurité appelle toutes les parties concernées à :
- Définir un nombre limité de tentatives pour les transactions les plus sensibles.
- Renforcer l’information et l’éducation des clients sur les questions relatives aux fraudes.
- Mener régulièrement des simulations et des audits en matière de cybersécurité.
- Créer une cellule antifraude capable d’analyser et d’anticiper les tendances en la matière.
- Privilégier l’authentification multifacteurs pour limiter les risques de piratage de comptes.
- Adopter un outil de prévention de fraudes pour identifier puis éliminer les schémas récurrents.
À la base, la mission de la cellule antifraude est la même que celle de l’outil antifraude. L’idée consiste à étudier les techniques les plus populaires chez les malfaiteurs pour pouvoir les détecter par la suite. L’analyse vise également à dresser les scénarios les plus probables à partir des informations collectées sur ces pratiques.
En traitant une plus grande quantité de données, il est possible de modéliser des schémas pertinents pour anticiper les comportements et les stratégies des fraudeurs. Cette démarche implique nécessairement l’utilisation de nouvelles technologies (IA, machine learning, etc.) pour développer un outil évolutif antifraude.
Les techniques préférées des fraudeurs
Selon le rapport de Kaspersky, 16 % des transactions réalisées sur Internet en 2019 ont été considérées comme suspectes. Les fraudes effectives ont représenté 2 % des opérations analysées. Les différents événements relevés l’an dernier ont été rassemblés et compilés pour constituer les statistiques anonymes présentées par l’entreprise.
L’étude montre que 63 % des fraudes recensées ont été effectuées à l’aide de malwares ou de logiciels de contrôle à distance. Dans ce second cas, les malfaiteurs se sont notamment servis d’outils légitimes comme AhMyth, TeamViewer, AnyDesk ou encore AirDroid. Ces programmes ont principalement été utilisés pour forcer l’accès aux comptes bancaires en ligne des clients.
Une autre pratique très courante (34 % des fraudes) consiste à voler les identifiants d’un utilisateur et à subtiliser son compte personnel. Cette interface compromise permettra ensuite de dérober de l’argent ou encore des primes de fidélité.
Dans le secteur du e-commerce, les malfaiteurs utilisent généralement des applications ou des robots pour créer une myriade de faux comptes. Ils inscrivent ensuite ces faux clients à des programmes de fidélité et vendent les bonus obtenus à d’autres personnes. Les malfaiteurs ont utilisé cette technique pour 44 % des fraudes recensées par Kaspersky Fraud Prevention l’an dernier.