ING Direct apporte de nouvelles améliorations pour la blockchain
Des paiements internationaux plus abordables et plus rapides, une meilleure sécurisation des informations sensibles, une plus grande transparence dans les registres de fonds… la blockchain a permis d’apporter d’importantes améliorations dans les services financiers. Cependant, de nombreux obstacles demeurent avant de pouvoir généraliser cette technologie à l’ensemble du secteur, dont la question de la confidentialité des données.
Protection des données personnelles
La plupart des projets-pilotes sont aujourd’hui expérimentés sur des blockchain privées. Les participants contrôlent ainsi le réseau et ont connaissance de tout ce qui s’y déroule.
C’est le cas par exemple du projet de trade finance Batavia : la banque UBS peut en effet accéder à la liste des entreprises financées par Commerzbank, et le montant des prêts. Une totale transparence que le secteur financier n’apprécie pas forcément.
Important En 2017, le protocole Ethereum intègre le zero knowledge proof (ZKP), une brique couramment utilisée en cryptographie, qui permet d’apporter la preuve d’une information sans en dévoiler le contenu.
À titre d’illustration, la technologie permet de prouver qu’un individu a plus de 18 ans, sans révéler son âge exact. Depuis 2014, la banque ING Direct pilote des projets blockchain. Après avoir testé le ZKP, la banque en a déduit une certaine inadéquation avec les attentes du secteur.
Une version améliorée du ZKP
Partant du constat qu’en matière de finance, tout tourne autour du chiffre, que ce soit pour indiquer le solde d’un compte, le montant d’un paiement ou d’un prêt… la banque a apporté quelques améliorations au ZKP.
Important ING Direct y a notamment implémenté une brique permettant de dissimuler un nombre dans une série de chiffres.
Lancée en novembre 2017, cette solution améliorée est baptisée zero-knowledge range proof. Concrètement, les utilisateurs disposent d’un chiffre secret associé à une série de chiffres.
À titre d’exemple, pour un crédit immobilier, cette technologie permet à l’emprunteur de prouver qu’il a assez de revenus pour rembourser un prêt, sans dévoiler son salaire à la banque.
Selon ING Direct :
« Cette solution est actuellement en phase d’expérimentation sur des cas d’usage dans le paiement, pour des transactions effectuées sur la blockchain Ethereum ».
Open source, la technologie est mise à la disposition de toute entreprise qui désire s’en servir pour cacher un nombre dans une suite de chiffres. Elle est notamment accessible sur Github.