Orange Bank, à l’instar des autres banques en ligne, peine à être rentable
Les banques en ligne sont devenues un véritable phénomène de société et séduisent de plus en plus de clients. Toutefois, la majorité d’entre elles doivent encore prendre leur mal en patience avant de générer des bénéfices. De plus, les déficits commencent à être importants, Orange Bank enregistrant à elle seule une perte de 92 millions d’euros depuis le début de cette année.
Une conquête du marché difficile et coûteuse
Rentabiliser un investissement implique d’accaparer le plus grand nombre de parts de marché. Dans les cas des banques en ligne, cela s’avère compliqué parce qu’un acteur majeur, en l’occurrence les banques traditionnelles, est déjà en place. L’enjeu est donc de séduire le plus de clients possible, quitte à les inciter à quitter ces établissements.
Pour ce faire, les banques en ligne ont adopté une stratégie ultra offensive. Des primes de bienvenue sont distribuées aux nouveaux clients ; les tarifs sont maintenus au niveau le plus bas ; des offres promotionnelles sont conçues, non seulement pour concurrencer les institutions traditionnelles, mais également pour se démarquer des autres néobanques.
Si la formule fonctionne parfois, ses coûts sont souvent conséquents.
Orange Bank paie le prix de toutes ses concessions
Pour lancer sa banque à distance, le célèbre opérateur téléphonique a levé plus de 500 millions d’euros pour un investissement s’étalant sur 10 ans.
Et même si le groupe n’a pas dévoilé les résultats de ses activités bancaires pour les 9 premiers mois de l’année, il apparait clairement que la filière banque n’a pas encore généré de bénéfices.
Important Pire, Orange Bank serait, pour la deuxième fois consécutive, déficitaire et les pertes se chiffrent actuellement à 92 millions d’euros (31 millions rien que pour le troisième trimestre).
Alors que l’année n’est pas finie, elle se rapproche déjà de ses pertes de l’année dernière qui étaient estimées à 94 millions d’euros.
L’ambition affichée par Orange Bank était d’atteindre les 2 millions d’abonnés après 10 ans d’existence. Un objet parfaitement réalisable, mais elle doit changer de stratégie, puisque rien jusqu’ici ne laisse présager qu’elle parviendra à trouver le chemin du profit.