N26 affiche clairement ses ambitions
Loin d’être novice dans le monde des banques en ligne « Nouvelle Génération », N26 n’a pas peur de se montrer ambitieuse et se fixe déjà des objectifs élevés pour les années à venir. La banque allemande se donne les moyens de ses ambitions et compte briguer une place de choix dans l’univers des néobanques.
Une offre plus élargie et une présence dans d’autres pays
Si les établissements dits traditionnels continuent à dominer le marché bancaire malgré les offensives agressives des banques en ligne, c’est en grande partie parce que de nombreux produits sont encore quasiment absents du catalogue de ces néobanques.
Consciente de ce problème, N26 a commencé par décrocher une licence d’établissement de crédit. Ensuite, afin de se lancer de manière optimale dans le monde de l’assurance, du crédit à la consommation ou celui de l’épargne, elle s’est entourée de partenaires stratégiques, tels que Raisin, TransferWisen ou Allianz.
Important Non seulement N26 enrichit son offre, mais elle vise aussi à étendre sa zone de chalandise.
Présente dans 18 pays d’Europe, la néobanque projette de s’implanter aux États-Unis. Pour cela, elle a procédé à une levée de fonds qui lui a permis de récolter environ 160 millions de dollars. Mais la start-up allemande n’en est pas à son premier tour de table. Elle a déjà levé 55 millions depuis son lancement.
Séduire les jeunes en priorité
N26 a fait des Millenials (les personnes nées vers les années 80 et 90) ses cibles privilégiées. Ces jeunes adultes sont au début de leur vie professionnelle, ce qui offre à la banque mobile l’opportunité d’assurer leur fidélisation à long terme. Ce type de profil devrait constituer la grande majorité des 5 millions de clients qu’elle compte attirer d’ici 2020.
La concurrence se fait rude
La concurrence reste le seul obstacle qui pourrait empêcher N26 de réaliser ses objectifs, en particulier celle de Revolut.
Important Contrairement à sa consœur britannique, N26 ne peut pas encore se targuer d’avoir franchi le seuil de rentabilité.
Sinon, Orange Bank pourrait aussi lui faire de l’ombre, mais pour le moment, la filière bancaire du célèbre opérateur de téléphonie mobile est toujours déficitaire.