Fidor, startup allemande restera au stade de banque en ligne

Capture ecran site Fidor bank

« Paris Fintech Forum » est un évènement dédié aux acteurs du marché bancaire. À cette occasion, les représentants des banques traditionnelles et en ligne ont pu exposer leurs bilans de 2017, ainsi que leurs rétrospectives de 2018.Le patron du groupe BPCE a profité pour annoncer que sa banque en ligne, Fidor, n’intègrera pas encore le marché français.

L’événement international de la Finance Digitale et de la Fintech, intitulé « Paris Fintech Forum » s’est déroulé le 30 et 31 janvier dernier. François Pérol, président du directoire de BPCE a profité de cette occasion pour révéler que la banque mobile Fidor ne va pas, dans un premier temps, proposer des services en tant qu’enseigne de crédit dans l’Hexagone. Elle veut échapper à la nouvelle directive sur les services de paiement.

La décision de Bruxelles à propos de l’ouverture du marché favorise l’émergence des startup de la Fintech qui, depuis toujours, étaient prêtes à intégrer ce marché très concurrentiel. Ditto Bank et Starling Bank,qui vont être prochainement opérationnelles, en font partie.

Fidor n’est pas un établissement de crédit

La nouvelle directive sur les services de paiement ou DSP2 permet à des acteurs non bancaires, de proposer des services d’« initiation de paiement » ou / et d’« information sur les comptes » aux usagers bancaires. Pour y être éligible, le statut intermédiaire est requis.

Le groupe BPCE compte faire bénéficier de ce dispositif sa banque mobile Fidor. En effet, le dirigeant du groupe, François Pérol, a annoncé que pour l’heure, Fidor restera au stade des services bancaires à distance sur le territoire français, sans proposer des offres de crédit.

Toutefois, la communauté Fidor sera bientôt accessible à tous les clients français. Sa mise en place permet de gagner plus de temps avant de se lancer dans le vif de l’activité de la banque mobile. Selon les explications du représentant du groupe BPCE :

La communauté Fidor est en test depuis plusieurs mois en France et il est apparu que l'on n'a pas besoin d'être une banque de plein exercice pour répondre aux demandes des clients.

Envolée des banques mobiles

Actuellement, les acteurs de la banque à distance se multiplient. L’année dernière, par exemple, a été marquée par l’arrivée d’Orange Bank et bien d’autres startup.

En un mois, la banque en ligne de ce géant de la télécommunication a revendiqué près de 50 000 souscriptions. D’ailleurs, son directeur, Stéphane Richard, se félicite de la performance de sa filiale. D’ailleurs, Orange Bank veut accaparer le quart du marché d'ici dix ans, soit plus de 2 millions d’adhérents.

Dans ce marché où la concurrence se fait rude, les enseignes bancaires classiques doivent faire preuve de beaucoup de créativité. En effet, une telle stratégie est nécessaire afin de satisfaire les besoins d’une clientèle de plus en plus exigeante. Pour se distinguer, des offres de qualité à prix compétitif sont de mise.

Ditto Bank, filiale de Travelex sera lancée d’ici quelques jours, pour commercialiser le compte bancaire multidevise, une offre dédiée aux voyageurs.

En outre, d’autres néobanques veulent également intégrer le marché français, comme la Fintech britannique Starling Bank, qui envisage de se lancer sur le territoire d’ici à la fin de l’année. Comme le précise son PDG :

Les services des Fintech sont formidables et les prix sont bas. Les banques conventionnelles sont trop chères, elles doivent baisser leurs tarifs, mais elles ne peuvent pas baisser leurs coûts suffisamment vite pour être compétitives sur le marché. Elles pourraient se mettre en danger en perdant des clients.
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