Les pertes vont s’accumuler pour Orange Bank jusqu’en 2023
Quand Orange s’est lancé dans les activités bancaires, l’opérateur ne s’attendait sûrement pas à ce que le profit mette autant de temps à venir. Depuis les débuts d’Orange Bank, le groupe a pu constater que c’était surtout un investissement à long terme et qu’avant de trouver le chemin des bénéfices, il faudra faire face à de lourdes pertes.
La rentabilité sera atteinte d’ici 2023
Orange Bank va continuer à perdre de l’argent, mais l’opérateur est conscient du fait qu’il s’agit d’un passage obligé avant de voir son investissement porter ses fruits.
À en croire les prévisions du groupe, la banque mobile ne devrait atteindre son point mort qu’en 2023. À cette date, ses programmes de séduction de clients devraient prendre fin et elle serait enfin en mesure de réduire ses coûts annuels par client.
Important Chacun de ses 200 000 abonnés actuels (dont 60 % à 70 % sont inactifs) lui fait perdre près de 400 euros par an, mais ne lui en rapporte que 100.
D’ici 2026, elle compte ramener ce coût à seulement 150 euros, tout en espérant toucher un revenu de 200 euros.
Une expansion en Europe prévue dans les prochaines années
La stratégie d’Orange Bank passe également par son expansion en Europe.
La prochaine étape annoncée est l’implantation en Espagne dès la seconde moitié de l’année qui vient. Dans cinq ans, elle partira à la conquête des marchés slovaque, belge et polonais.
Important Son objectif est d’atteindre la barre symbolique des 4 millions de clients sur le Vieux Continent d’ici 2023.
En attendant, les pertes s’amoncellent
Mais pour l’instant, les comptes de la néobanque (qui se défend d’en être une) restent dans le rouge. Après un déficit de 92 millions en 2018, Orange Bank n'espère pas une amélioration dans les mois, voire dans les années à venir.
Elle s’attend même à perdre encore plus d’argent (environ 600 millions d’euros) avant d’atteindre le seuil de la rentabilité. Pour optimiser ses gains, la banque en ligne réfléchit à enrichir son catalogue avec des produits d’épargne et des offres de crédit.