Après les prix, les courtiers en ligne se battent sur les services
Sur le marché du courtage en ligne, après la guerre des prix, c’est maintenant sur les services que la concurrence fait rage. Avec l’arrivée de nouveaux opérateurs venus entre autres d’Europe du Nord, qui mettent fin au monopole des grands groupes bancaires, les tarifs ont baissé et chaque acteur s’efforce d’étendre son offre.
Forte concurrence sur les services après la guerre des prix
Important Aujourd’hui, moins de 5 euros suffisent pour transmettre un ordre de 5000 euros sur une action française auprès de Saxo Banque ou Degiro.
Boursorama, filiale de Société Générale, facture 30 euros pour la même opération, un montant proche des pratiques des autres réseaux bancaires selon les comparatifs des banques en ligne.
Cette différence significative pousse un nombre croissant d’investisseurs à privilégier les établissements 100 % Internet. Pour un prix plus compétitif, ils bénéficient d’un éventail étendu de services incluant un compte courant et une carte de paiement.
Les plus actifs s’orienteront plutôt vers une plateforme spécialisée sur laquelle les particuliers disposent d’un large choix d’actifs comprenant des titres français et internationaux, mais également des options, devises et contrats à terme. Des courtiers tels que le néerlandais Degiro cassent les prix, mais ce business model les empêche de proposer certains actifs comme le PEA.
Saxo, numéro un sur les prix et l’étendue de l’offre
Sur les actions françaises depuis un PEA ou un compte-titres, les frais de Bourse Directe et Saxo Banque sont les plus attractives, mais si l’on s’intéresse aux valeurs étrangères, Saxo prend la tête.
Outre ses prix imbattables, la banque danoise se distingue par :
- la richesse de son catalogue de produits (indices, devises, matières premières…) utilisant les contrats à terme,
- les trackers,
- les options,
- les CFD auxquels s’ajoute une gamme de fonds.
L’achat et la vente d’obligations sont également possibles. De nombreuses places étrangères, notamment asiatiques, sont accessibles sur sa plateforme de trading.
Il lui manque toutefois un livret d’épargne et un contrat d’assurance vie, pourtant très prisé des Français. Par ailleurs, sur le marché des banques privées, elle a fort à faire malgré sa future offre de gestion sous mandat destinée aux investisseurs assistés.
Important Au final, les spécialistes pratiquant des bas coûts trustant le courtage des actions en ligne, les enseignes bancaires 100 % Internet préfèrent se concentrer sur les clients des banques privées.